L'association Film flamme

Film flamme est créé en 1996…

Film flamme est une association "loi 1901" créée en 1996 à Marseille par Jean-Paul Curnier (écrivain et philosophe), Jean-François Neplaz (cinéaste), Gaëlle Vu (productrice et cinéaste) et Rémy Caritey (photographe et cinéaste), et fondée sur leur pratique cinématographique singulière de création et de recherche. D'autres artistes de diverses disciplines ont rejoint cette association, le cinéma étant un langage commun entre eux : plasticiens, photographes, musiciens, écrivains, gens de théâtre...

C'est aujourd'hui le plus important collectif d'auteurs de la région Provence Alpes Côte d'Azur et bien au delà. Il entretient des liens constants avec l'Italie, la Belgique, l'Allemagne, le Maroc, l'Algérie, d'échanges et de soutiens communs aux films de création sur des bases inter-régionales.

L'expérience unique de Film flamme consiste à développer une activité de création et de diffusion cinématographiques, sur la base d'un engagement social et artistique et quartier. Un cinéma ancré dans le réel et proche de son public. L'ensemble des artistes du collectif se reconnaissent dans cet engagement, en s'impliquant notamment dans de nombreux ateliers avec le public

Il est actuellement présidé par Kiyé Simon Luang, réalisateur.


En 2001, la décision de s'implanter durablement pour disposer des moyens de la création cinématographique se traduit par la création du Polygone étoilé. Salle de cinéma au cœur d'Euroméditerranée, c'est aussi un ensemble technique de réalisation cinématographique entre chimique (tous standards) et numérique professionnel.

En 2011 un inventaire de 25 espace expérimentaux en Europe établi par la DRAC Rhône-Alpes consacre le Polygone étoilé comme unique lieu remarquable en PACA

> Livre-guide, Kinetica, lieux d’expérimentations cinématographiques en Europe, est la réponse du Gran Lux friche artistique installée dans une brasserie fin XIXème à Saint-Étienne et animée par des passionnés de cinéma - à la demande du ministère de la Culture et de la Communication de mieux faire connaître les lieux d’expérimentations cinématographiques existant en Europe.
Kinetica, Genouilleux, Editions La passe du vent, 2011, 128 p., ill. ISBN 978-2-84562-189-3


En 2002, le développement des ateliers de création destinés aux habitants prend le nom d'Ateliers Cinématographiques Film flamme. Cet atelier trame régulièrement La Subtile Mémoire des Humains du Rivage, série de films en 16 mm commencée en 1997 avec les habitants du Panier et qui se perpétue jusqu'en 2014.

En 2003, pour offrir une alternative concrète aux artistes attirés par l'expression cinématographique, l'équipe de Film flamme crée le Studio Autonome du Cinéma de RecherchE (S.A.C.R.E.), accompagnement aux cinéastes qui ne trouvent pas de producteurs afin qu'ils puissent approfondir leur démarche.

Parallèlement, Film flamme accueille au Polygone étoilé le distributeur parisien Shellac qui s'y développe en créant Shellac-sud, producteur indépendant et éditeur de DVD.


En 2012, Tuk Tuk, fiction de Kiyé Simon Luang, tournée en S16mm par une équipe technique entièrement formée à Film flamme-SACRE, produit par Shellac-Sud, est diffusé sur ARTE, en 2014 il est sélectionné au festival de Luang Prabang en tant que film laotien.

En 2013, Shellac-sud fête ses dix ans, devenu le plus dynamique producteur de la région. Plusieurs auteurs régionaux ont pu bénéficier d'une distribution nationale grâce à Shellac.

En 2014 Shellac-Sud assure la programmation de la salle de cinéma de la Belle de mai nouvellement créée à Marseille : « Le Gyptis ».


En 2004, En partenariat avec IpotesiCinema (École de cinéma liée à la Cineteca de Bologne) et avec la complicité de Mario Brenta, la première Semaine Asymétrique est créée pour que les cinéastes désireux de tisser des liens parallèles et indépendant au marché du cinéma, puissent échanger et débattre en public de leur création.

Ce moment de rencontre s’est exporté, en mai 2009 à la villa Médicis à Rome organisé par des cinéastes italiens, en mai 2010 à Bruxelles en partenariat avec le cinéma Nova et des cinéastes belges, en 2012 dans les régions voisines (Hérault, Rhône, Ardèche).


En 2005, pour évoquer l'ensemble des associations engagées dans la diffusion du cinéma et de la vidéo de création, qui programment leurs films au Polygone étoilé, Film flamme définit l'Archipel de diffusion cinéma.

En 2013, plus de vingts associations différentes programment des films au Polygone étoilé.

En 2005, Film Flamme distribue en salles le long métrage La Maison de Mariata, de Gaëlle Vu et Mariata Abdallah. Tourné en VHS SECAM aux Comores comme "film de famille", le film a été numérisé au format 2K dans un laboratoire suisse et transféré en 35mm. Une première technique et artistique en PACA (et au-delà !). La Maison de Mariata est le premier film de l'histoire dont une comorienne est l'auteur.


En 2007, pour accueillir des cinéastes qui souhaitent travailler à Marseille, Film flamme lance les « Résidences Lignes d'erre" mettant à disposition de ceux-ci deux appartements situés au cœur de Marseille en complément des outils de production du Polygone étoilé. Partenariat avec l'association Brouillard Précis - Lignes d'erre.

En 2007, Film flamme produit la restauration du film retrouvé de Marc Scialom, Lettre à la prison  (Tourné à Marseille en 1969). Restauration numérique réalisée à la Cineteca de Bologne sous la direction de Film flamme.


En 2007 le film obtient un prix au FID Marseille.

En 2008-2009 il sort en salle distribué par Shellac-Sud.
En 2010 son auteur réalise un nouveau film : Nuit sur la mer primé à Trieste -I mille occhi- en 2013
En 2012 il est projeté au Museum Of Moderne Art (New York).
En 2013 il est édité en DVD par Shellac Sud
En 2015 le film et le livre qui lui est consacré sont édités en DVD dans la collection « hors capital(e) »


En 2008, les différentes extensions de l’activité de Film Flamme constituent un Centre International de Création Cinématographique et Digitale, par la mise en place de multiples partenariats de longue haleine ou ponctuelles avec d’autres structures et cinéastes d’Europe (AJC, VOX et ACB en Belgique), La Cineteca de Bologne (Italie), des cinéastes européens reconnus comme Mario Brenta, Boris Lehman, des cinéastes portugais, etc...


En 2009, le film réalisé par Aaron Sievers Flacky et camarades, est monté à partir de travaux de stagiaires de l'éducation populaire tournés à la fin des années 70, restaurés au laboratoire de la Cineteca de Bologne.

En 2010 le film, et le livre qui lui est consacré sont édités en DVD dans la collection « hors capital(e) », obtient le prix du Patrimoine immatériel au Festival Jean Rouch (Bilan du film Ethnographique)
En 2013 le film est programmé à la Cinémathèque Française à Paris.


En 2010, en partenariat avec les éditions commune, Film flamme lance la collection de livres DVD « Cinéma hors capital(e) ». Deux ouvrages publiés en 2010-2011. « Le cinéma tiré du noir » épuisé est réédité en 2012.

En 2014 le 4ème livre de la collection : « Je t'ai dans la peau de Jean-Pierre Thorn » est présenté à la Cinémathèque de Toulouse. Puis à Paris, permettant la ressortie du film homonyme (tourné à Marseille en 1986). Il est rare qu'un travail théorique et historique "venu de province", provoque un événement de ce genre dans le milieu du cinéma.

En 2010, Film flamme devient partenaire de la Semaine du son, avec Aède productions et le Département Satis de l'Université de Provence.


En 2013, La double spécificité de Film flamme, l'expérience des résidences de création pour des cinéastes et l'action sociale de proximité lui a permis de jouer un rôle remarqué lors de l'année de la Capitale Européenne de la Culture.
Film flamme
a organisé à La Ciotat dans le cadre des Quartiers créatifs impulsés par MP 2013, des résidences de création cinématographique (couplées avec des actions artistiques pluridisciplinaires comme l'a permis le projet piloté par Martine Derain) qui ont vu une dizaine d'auteurs réaliser des films de création tournés en S16mm avec la libre participation d'habitants.

Une publication importante témoigne de cette expérience, du dialogue critique avec les institutions, de la place des artistes et de celle des habitants, c'est le livre « Prolongé d'un rien » aux éditions commune.


En 2014, le MUCEM Musée National à Marseille, présente Pour autant qu'un musée... un film de Martine Derain et Jean-François Neplaz du collectif Film flamme, dans le cadre de l’exposition franco-Marocaine « Passerelle artistique - Étrange paradoxe », premiers cinéastes marseillais ainsi présents dans ce nouveau musée.
Durant l'été 60 000 spectateurs voient l'exposition ce qui permet d'estimer que ce film, qui n'entre pourtant pas dans les chiffres du CNC, a eu plus de spectateurs que bien des sorties en salle...





 
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