La nostalgie de l'idéogramme
de Gaëlle Vu Binh Giang



Cette réalisation de Gaëlle Vu, est soutenue par Film flamme et des cinéastes et des amis vietnamiens : Vu Can, chercheur culturell, Tran Kim Thanh, cinéaste et écrivain, Phan Ke Anh, peintre et notamment portraitiste de Ho Chi Minh, Vo Thi Hao, écrivain et journaliste, Nguyen Khanh Hoi, membre fondateur de Viet Nam mémoires..
Réalisé entièrement au Viet Nam sans autorisation, il est devenu officiellement film Vietnamien grâce à l'accord récent du Ministère de la Culture. Il est le premier documentaire de création vietnamien de long métrage.

Il a obtenu en 2006 une aide à la production de la Région PACA
Producteur : Tran Kim Thanh pour la société Vo Thi Co Ltd à Hanoï


Un extrait vidéo du film est disponible, ici (en format quicktime)

Le forum pour réagir au film et/ou dialoguer avec Gaëlle Vu

Résumé

Ho nous invite à une rencontre, celle du Vietnam, où la poésie, l’histoire et la nature vibrent à l’unisson de l’intime.
C'est peut-être dans le creux d'une légitimité toujours négociée, parce qu’étrangère dans le pays de son père, que Gaëlle Vu Binh Giang trouve une autre filiation (qu’on dit Ho en vietnamien).
L’axe de la question généalogique se déplace alors légèrement :
Au pays de l'oncle Ho, la parenté comprend la relation à un paysage, à une histoire.


Ho invites us to an encounter, Viet Nam’s encounter, where poetry, history and nature are vibrating in unison with intimacy.
Within a negotiated legitimacy, being foreigner in her father’s country, Vu Binh Giang find an other filiation (Ho in Vietnamese).
The genealogical question’s axis change a little : in uncle Ho’s country lineage is also made of landscape and history
.

Synopsis

Dans l’après-midi d’un jour de février 1999 Gaëlle pose pour la première fois ses pieds à l’aéroport de Noi Bai à Ha Noi (capitale du Viet Nam).
Dans ses bagages une Bell-Howell – la petite caméra des correspondants de guerre – et une vague adresse que son père avait laissée en mémoire.

Le père, arriva en France il y a un demi-siècle, mais la nostalgie de la terre des ancê­tres le retint toujours, comme en témoignent les soins qu’il apporte à son bosquet de bambou dans sa maison du Var, et les noms qu’il donne à ses enfants, imprégnés de mythologie asiatique : Binh Giang (Le fleuve sans vague), Viet Thi (Le Viet Nam comme un poème), Thai Son (La montagne infranchissable).
Jusqu’à son dernier souffle, il porta en lui le mal du pays :
Que les nuages bleus transportent mon coeur d’or vers mon pays natal …

Ce jour-là est aussi le Têt, le dernier jour de l’année lu­naire, l’année du Dragon. La route qui mène de l’aéroport à la ville se dépeuple. Minute après minute, dans la fumée de l’encens, chacun attend en son coeur l’année nouvelle. En ce moment là, ici sacré, cette femme coura­geuse et émotive qui porte dans ses veines le sang français et vietnamien, peut-elle ressentir comme elle est solitaire en ce pays natal qui lui est étranger ?

Elle est à la recherche d’une petite ruelle, rue 251, dans la ville de Ha Noi bouleversée après un demi-siècle de guerre entremêlée de paix. Elle est à la recherche des parents proches dont elle n’a entendu que le nom dans cette ville de quatre millions d’habitants.

Le chemin des retrou­vailles familiales de Gaëlle Vu Binh Giang est la route qui mène l’individu à ouvrir son coeur à une communauté et, en retour, cette communauté à ouvrir son coeur à l’individu. La traversée qu’elle effectue est une recherche du chemin qui peut la mener au coeur du pays de son père. C’est une imprégnation par les coutumes, la culture et l’histoire de ses ancêtres. Cette femme venue de loin, à travers chaque plan dans le film, chaque son, devient de plus en plus une fille en syntonie profonde avec sa terre vietnamienne.

Transcendant une histoire de retrouvailles familiales, le coeur d’or, les nuages bleus, portent le père et la fille de Ho Vu (nom de famille Vu) bien plus haut, bien plus loin. Car Ho est le chemin de la concordance entre l’Orient et l’Est, sur le sens de l’humanité et de la culture.

Extrait du texte de Tran Kim Thanh, écrivain et cinéaste vietnamien, sur Ho

Presse, textes et écrits divers

Présentation (PDF) avec textes de Madeleine Riffaud et du producteur Vietnamien Tranh Kim Thanh.

Témoignage de l'écrivain et cinéaste viet-namien Tran Kim Thanh


Merci pour "Ho". Un courriel de Patrick Leboutte, critique de cinéma, extrait de la présentation ci-dessus.

Sentiments d'espoir doré envoyés aux verts nuages, Traduction d'un article de l'écrivain Vo Thi Hao paru à Ha Noi dans le journal des femmes, Magazine spécial du Têt, 2005

L'école vietnamienne de la patience, Article de Jérôme Cornette paru sur le blog rue89 (en doc)

Interwiew paru dans le journal du Festival International du Documentaire (FID). (english version here)

Fiche Artistique


Scénario / Screenplay : Gaëlle Vu Binh Giang
Image / Photography : Jean-François Neplaz
Montage / Editing : Do Viet Dung, Nguyen Tuan Dat, Nguyen Anh Phuong
Montage son-mixage / Editing : Tran Kim Thinh, Fred Bielle
Son / Sound : Gaëlle Vu Binh Giang

Fiche Technique

Année de tournage / Year of production : 1999 – 2003
Année de Diffusion / Year of distribution : 2007
Durée / Running time : 150 mn
Producteur / Producer : Vo Thi Co Ltd – Ha Noi – Viet Nam – Culture et communication
Co-producteurs / Co-Producer : Film Flamme / S.A.C.R.E.
Langue originale / Original language : Français / Vietnamien

Format de Tournage / Shooting format : 16 mm
Format de Post-production / Screen ratio : 1,66
Format de masterisation / mastering format :
35mm

Diffusion & Festivals


* Festival International du documentaire de Marseille / 2007 / Compétition
* Festival International de Film de Femmes de Barcelone / 2008

 
 
 
 
 
 
 
 
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