Ho
de Gaëlle Vu
(Au Festival de Films de Femmes de Barcelone, au Festival de Valdivia
- Chili) France 2007 de
Jung Gee Jun
(Au Festival de Hambourg, au Festival Images contre
Nature de Marseille) Edu to love de
Aynil Pij
(Au Festival de Films de Femmes de Barcelone) Pologne de
Caroline Delaporte
(Au Festival International du Documentaire de Marseille)
Présenté
hors compétition, le film a séduit (entre autres)
le jury du GNCR (Groupement National du Cinéma de Recherche)
qui lui décerne une mention spéciale... Ce film était l'événement du festival.
Et la presse s'en
est fait l'écho... sauf le groupe de presse de la Provence,
qui n'a pas souhaité attirer l'attention des marseillais
sur la programmation ! Article de Claude
Martino paru en 2006 dans la Marseillaise : Ce film n’existe pas.
Au regard de l’Histoire (celle que consignent les «
manuels » comme si les sentiments se devaient d’être
« pratiques »). Il n’est pas. Il naît.
Oublié, honnis par une intelligentsia post-soixante-huitarde
qui avait à l’époque d’autres chats
à stigmatiser.
Du reste, en ces années 69-70, le film s’appelait
Le Chien. Pas de quoi s’étonner qu’il prit
son monde à rebrousse poil. (suite)
Plaquette
de présentation du film (en PDF) Présentation
par Jean-François Neplaz responsable de la restauration
:
Film flamme a porté
la sauvegarde du long métrage franco-tunisien de Marc
Scialom Lettre à la prison. L’association a reçu
pour cela le soutien de la Région PACA et du
Conseil Général des Bouches du Rhône.
C’est aussi le choix du Festival International du
Documentaire de Marseille de prolonger par son engagement
la réhabilitation du travail de ce réalisateur.
L’existence d’un festival qui accompagne le renouvellement
des formes et la recherche d'espaces nouveaux pour le documentaire
comme pour la fiction (et toutes les formes intermédiaires
de la poésie) est précieuse pour nous.
C’était déjà la voie du film de Marc
Scialom qui trouve ainsi sa juste place.
Que ce festival se tienne à Marseille, est bien dans
l’esprit des réalisateurs qui ont habité
la ville comme il est dans l'esprit de cette ville de porter
ceux qui partout s’affranchissent des conventions…
Il ne s’agit pas de «faire image» mais d’habiter
son temps…
Article de Stéphane Sarpaux paru dans Rue89 Entretien
entre Claude Martino et Marc Scialom
Entretien réalisé à l'occasion du F.I.D.
(Septième
lien en partant du haut)
Article de Laurent Rigoulet pour le site de Télérama
: la découverte de ce film «
fantôme » est d’ores et déjà
un des temps forts du festival de Marseille.
Tourné en 16 mm avec une caméra prêté
par Chris Marker et une énergie rêveuse de jeune
homme dopée par les conseils de Jean Renoir («
Si vous voulez faire du cinéma, laissez tomber l’IDHEC,
prenez une caméra et tournez ! »), Lettre
à la prison est un film d’une troublante modernité
qui unit fantasmes et prosaïsme, fiction et documentaire.
Sur les accents bruts d’une voix off récitant la
lettre d’un jeune immigré tunisien à son
frère accusé de meurtre, Marc Scialom suit pas
à pas la dérive, les fantasmes et les tourments
du nouvel arrivant dans la France des années 60 (Article).
Le même auteur revient sur le film aprés parution
du palmarès "Tiens
... Tiens !" : Article de La Provence Une
table ronde autour du film se tenait le 4 juillet 2008à l'Agora au 61 Canebière Participants
: Jean-Paul Curnier
/ Claude Martino / Marc Scialom / Frédéric Valabrègue
A Marseille
(24-06)
Un cinéaste franco tunisien Marc Scialom Réhabilité
à travers 3 films : Lettre à la prison(90mn/1969-70) La parole perdue (8
mn/1969) Exils (20 mn/1967)
Projection
de "La parole perdue" au Polygone
étoilé le 1 juillet
Les locaux de la cinémathèque de Bologne côté
laboratoire.
En Italie (Juin) A Catania
(Sicile) / Arte in transito
Films du SACRE présentés
par Julie Ramaïoli
Ce Que J’ai Vu et Dit ce jour-là
di Nicolas Lebras
L'île éphémère di Kiyé
Simon-Luang
Rivières di Caroline Delaporte
Lors
du Festival International de Films de Femmes de Barcelone,
en Juin 2008, Gaëlle Vu était invitée à
donner une "leçon de cinéma" ainsi transformée
en "Leçon du cinéma".
Film
flamme installe une
salle de montage volante à la villa Médicis
où
Raphaëlle Paupert Borne est résidente
depuis Avril dernier.
"Marie
Thé" son
précédent film, a été gonflé
en 35 mm à la Cineteca di Bologna.
Projection
de Marie Thé au Polygone étoilé
le 1 juillet
Jérôme
(20-06)
La rencontre
avec Jérome Cornette lors du FIDM 2007 fut un de ces
plus précieux moments offerts par la vie. 6 mois plus
tard, il revenait nous voir... Un feu d'artifice, une explosion
de bonheur, de projets, de films échangés, de
livres, d'amis en partage... Une bouteille de Monbazillac pour
fêter nos aniversaires de bête à corne...
le téléphone sonne d'une amoureuse folle... Et
nous rions, nous rions... Les projets se multiplient... Ses
étudiants américains viendront faire des films
ici... En 10 mn on avait trouvé les moyens... On fera
ensemble le séminaire Richard Dindo.... "On fera
venir Rancière... Un stalinien de ton espèce devrait
s'entendre avec Enzo Traverso ! T'as lu "A feu et à
sang" ?... C'est votre fille qui joue là ? je peux
aller l'écouter ?... Excusez moi, mais la musique...
Et là c'est trop !..."
Et Jérome nous plante là et part frapper à
la porte de Morgane d'où sourdent les notes de harpe
celtique...
Venu pour une heure il est reparti le soir, et revenu le lendemain...
Notre projet de Centre International de Création
Cinématographique et Digitale ? "Oui
j'en suis... On verra ce qu'on y fait plus tard..."
Plus tard...
En mai il a choisi de quitter
ce monde...
Nous ne sommes pas du même milieu, depuis un mois sans
nouvelles nous n'avions pas imaginé... On l'attendait
au FID 2008. JP Rehm nous dit la sale nouvelle...
On peut dire qu'on est tristes, relire ses critiques, faire
défiler nos images...
Mais il nous manque...
On vous laisse le
lien sur Rue 89 pour l'entendre chercher le temps perdu,
les fesses dans l'eau salée.