(Colonne deGauche)
* Préparation Semaine Asymétrique 2010 Asile politique
* Reprise des Nuits étoilées du Polygone
étoilé
* Résidence Ligne d'erre d'Isabelle Wuilmart
(Belgique)
* Sortie nationale de Lettre à
la prison
* Chronique "Nouvelle"
(Ci dessous)
* Infos festival des films du SACRE
* Bloc note des réalisations
Semaine
Asymétrique
Avril-mai 2010
Le
collectif Film flamme organise chaque
année, avec ses complices habituels d'Europe,
des rencontres turbulentes et publiques, au Polygone
étoilé.
Les cinéastes indépendants et leurs
amis y sont accueillis par la population de la
Joliette et leurs associations et partagent pendant
une semaine leurs projets et leurs films...
Pas de festival, ni d'enjeu autre que construire
en commun et publiquement, notre liberté.
Un texte pour lancer
le mouvement 2010, un lancer de balle...
Asile
politique
"L'égalité·n'existe
que là·où·cesse
le pouvoir des experts. Là·où·le
triomphe proclamé·du droit et
de l'état de droit s'accomplit dans
la figure du recours aux experts, la démocratie
se trouve ramenée à ·sa
caricature, le gouvernement des savants"
(1)
Que
signifie aujourd'hui cette Semaine Asymétrique
? L'image avait été·créée
en 2003 pour fonder sur une inégalité·la
dynamique de nos rencontres avec les cinéastes
amis d'Ipotesi Cinema venus
d'Italie.
Qu'en est-il encore de partager en public
nos chemins de cinéma ?
Il est tant de manifestations qui se sclérosent
de se reproduire comme des évidences,
et n'en sont plus justement, des Manifestes...
Alors on a lancé·cette année,
sur la table de la discussion un nom, un titre,
une proposition... Asile
politique.
On pourrait appeler cela un scénario.
Mélange d'intuition, d'expérience,
un mot pour voir, pour voir si la pensée
peut cristalliser là...
(
à suivre ici )
(Info
01/11/2009)
Reprise
des Nuits Etoilées... Première
étoile !
Pour avoir
passé beaucoup de soirées en tête-à-tête
avec des groupes de gens "homoclites", je
salue cette initiative de voir à nouveau la salle
se remplir de personnes inconnues, entre elles, inconnues
du cinéma, inconnues de nous et des autres...
Les films étaient très différents
les uns des autres bien que le ferment humain les fassent
se rejoindre tous, les débats parlaient de la
vie, et chacun donnaient son point de vue, de toutes
les manières possibles qu'il soit de s'exprimer,
mais toujours (et sans micro) en écoutant ce
que l'autre veut dire.
Entre les deux
séries de projections une pause où tout
le monde reste là, se rencontre..
Retour dans la salle, le film de franck
qui s'enchaîne avec des images vidéo qu'il
nous a amené le soir même, qu'il aimerait
rajouter dans son film avec une voix qui donne de lui,
de son histoire, de sa soeur perdue qui est l'histoire
de ce film..
il parle en direct, avec le micro, sur ces images nouvellement
ajoutées..
Lo me dit: Eric Brout (auteur d'un
scénario de fiction dont le trailer avant-gardiste
qu'il nous propose ce soir-là se déroule
en partie dans la salle du Polygone Etoilé,
(un homme nous regarde, il est inscrit dans ce même
écran réel que nous regardons, le cinéma
nous regarde. La dernière fois que ça
m'est arrivé c'était dans une école
de cinéma il y a 15 jours, on parlait "d'expérimentations
audio-visuelles"...). il
s'agit d'un récit superposé autour d'une
méthode occidentale de psychanalyse en lien avec
le chamanisme.
Il n'aurait jamais rencontré Azzedine
(un ami de Wahib qui nous montre un film puissant
et magnifique, une ode au bidonville kabille-lestaquien
dans lequel il a vécu et qui n'existe plus aujourd'hui)
qui lui-même n'aurait jamais rencontré
Javier (qui nous avait amené un film
qualifié de vidéo-danse transformé
pendant le débat en mélodrame hollywoodien
dont la forme novatrice séduisait la plupart
d'entre nous...) qui lui-même aurait peut-être
rencontré franck, multiplié par nous autour d'eux...
Deux jeunes filles étaient là, elles prenaient
souvent la parole et défendaient avec ferveur
les films et leurs réalisateurs...
Temps de pause, je leur demande comment elles sont venues
jusqu'ici,
- "ben on reçoit la newsletter depuis les
soirées hip-hop"
- "c'est bien de pouvoir parler des films, et c'est
aussi à cause des films : la programmation est
super, c'est même mieux que les grosses productions
finalement".
Le village déplacé de Celine
Deransart avec Azzedine Hammache
La programmation
y'en avait pas,
d'ailleurs il y avait aussi Ysabelle qui nous a amené
un film tressé entre le Mali et Marseille,
elle venait pour la première fois,
"En
1969, Marc Scialom autoproduit plusieurs tournages pirates
entre Tunis et Marseille. Il surexpose la pellicule,
jette pas mal de rushes, arrive néanmoins à
en montrer quelques-uns. Une critique féroce
condamne ses ambitions cinématographiques, sans
appel : l'époque trouve son cinéma en
défaut de politique. Drôle d'époque.
Quarante ans après, lors d'un déménagement,
les bobines de Lettre à la prison sont
retrouvées par Chloé, fille du cinéaste,
cinéaste à son tour. Le film est restauré,
monté et enfin présenté au public
du FID.
Politique, Lettre à la prison l'est
plus qu'aucun autre film vu, nous semble-t-il, depuis
belle lurette. L'auteur résume le synopsis en
quelques phrases : " Un jeune Tunisien débarque
à Marseille. Le lendemain, il doit prendre un
train pour Paris, il y renoncera à plusieurs
reprises. " A partir de ce programme succinct,
Scialom dresse ce que l'on pourrait définir comme
un reportage sur l'immigration ou les confessions d'un
jeune Arabe. Dans les deux cas ce serait faire l'économie
du carburant du film, de sa température, de sa
maladie.
La Lettre
est moins l'oeuvre d'une réflexion que l'effet
d'une fièvre esthétique qui brûle
la matière argentique, noircit, déforme
la pellicule, brouille le montage et ravage le scénario.
Le public [du FID] ébloui a demandé et
obtenu une deuxième scéance, ce fut celle
de la soirée de clôture, une grande." Eugenio Renzi, les Cahiers du Cinéma,
septembre 2008.
"Notre travail autour du film fut d'accompagner
Marc Scialom pour qu’il ne rejette pas à
son tour cette résurgence altérée
de son rêve… Pour que sa souffrance d’autrefois
qui s’était apaisée avec le temps
et que nous remettons à vif, ne l’entraîne
pas à espérer un film qui, sous sa forme
d’origine n’existera plus jamais. Il est
cette lumière lointaine d’une étoile
disparue… Mais cette étoile est précieuse
aux navigateurs que nous sommes. Ce n’est que
là, que Marc peut ne pas désespérer.
Il a participé à cette « non restauration
» numérique, « où l’on
peut tout faire » comme on dit toujours en parlant
d’informatique et dans le tout on inclus généralement
le rien… Il espérait retrouver les lumières
et les noirs de son exil… Il n’a retrouvé
que le reflet dégradé de ses espérances.
Elles sourdent pourtant de chaque image, et de ses mouvements
de caméra portée, regard et touché
à la fois… du son qui vit sa vie en indépendance
de l’image, en monologue intérieur…
Ses exigences de cinéaste aujourd’hui sont
intactes, se remettre devant une table de montage lui
fait venir des pensées vives, clés de
son écriture… Il dit par exemple : «
le montage me permet de me contredire moi-même,
de contredire l’évidence qu’il y
a dans les images tournées ». Si nous lui
en avions laissé la liberté, il aurait
repris ses images et ses sons et il aurait fait un film
d’une de quelques minutes… Comme il avait
« repris » à l’époque
son premier film pour l’intégrer dans le
nouveau, jugeant que le premier n’était
que de « l’eau de rose ».
On parle beaucoup de 68 et ses suites, un certain président
prétendait en finir avec « ça »
: le rejet de « Lettre à la prison
» en est déjà une mise en lambeau…
Mais ces lambeaux de peau sur un squelette sont plus
vivants et plus porteur de présent que toutes
les archives télévisuelles de la même
période !"
Jean-François
Neplaz, co-fondateur de Film flamme.
Isabelle
Wuilmart est venue travailler au Polygone
Etoilé pour préparer "Une
après-midi en compagnie de Boris Lehman",
un évènement qui avait lieu le
samedi 17 octobre à Bruxelles au Bozar.
photo du tournage d'Une belge promenade, un
reportage surréaliste sur la Belgique.
Un texte de Boris Lehman à son propos...
"NOUVELLES"
Conversation
volée dans
les couloirs d'une institution locale en attendant mon
tour de paradis...
- "
... J'habite Lyon et je viens souvent en Vacances près
de Marseille. Je fais aussi des films et je voudrais
savoir si je peux obtenir une aide à la création
de vos services... J'ai un projet de film sur la construction
d'un mur qui se déconstruirait en faisant défiler
l'image dans l'autre sens ...
- C'est tourné en Provence ?
- Non à Berlin ...
- Désolé Monsieur, mais il ne répond
pas aux critères de territorialité ...
- (L'autre est songeur) ... J'ai bien un autre projet
... Celà s'appelle L'entrée d'un train
dans la gare de La Ciotat.
- Alors c'est tout à fait envisageable Monsieur
Lumière... si vous pouviez écrire un petit
dossier de quelques pages..."
Je songe que si ce type s'appelle vraiment Lumière,
c'est normal qu'il n'ait pas d'ombre.
Jean-François
Neplaz
(Info
08/10)
"Rue
de la République"
Les 18 et 19 septembre se sont tenues au Polygone
étoilé les projections
organisées par Centre Ville pour Tous, l'association
Commune et Film Flamme.
Ce furent deux soirées combles, propices à
des échanges entre habitants des quartiers et cinéastes,
des propositions de travaux collectifs et d'échanges
artistiques avec les protagonistes de la soirée,
dont Denis Gheerbrant et Emmanuel Loi.
En question,
l'Art d'habiter la ville,
partagé par des artistes et des spectateurs.
Les cinéastes de la 1ere soirée,
Serge le Squer, Marc Ball, Hui-Ling Chen et le public
Martine
Derain prépare
aussi un livre sur le même objet ... En exclusivité
elle en livre un extrait au débat... Un texte de
Jean Stéphane Borja, sociologue engagé avec
elle dans cette "Recherche-action" sur la "posture
à tenir"...
Allez, si ce n'était que des questions de sociologue
on ne vous en parlerait pas... Mais là justement,
il semble que ça parle !
S.A.F.
: Sans Action Fixe Il y a
donc une grande difficulté à fomenter des
actions toutes faites pour un espace déjà
occupé, thématisé, peuplé
de personnages et d’histoires disparates.
Il ne suffit pas de composer avec une vision du monde,
avec des représentations que nous partagerions
« bon gré, mal gré » avec les
habitants ou les militants,
ou que ceux-ci partagent stratégiquement, péniblement,
peu ou trop bien entre eux: il s’agit avant tout
de suivre ce qui se passe, de s’aventurer –
en s’y engageant – dans le moindre pli où
se noue l’action, qu’elle soit déjà
portée par les militants, ou non.
Bref, il s’agit essentiellement de participer d’une
façon ou d’une autre à ce qui se passe,
en étant là et en faisant acte de présence.[suite
du texte]
(Info
1/02/2010)
Infos Festivals
*
Marguerite et le dragonde
Raphaëlle Paupert Borne
et Jean Laube En compétition au Festival
du Réel (Beaubourg)
en mars
* Alpini,de
Jean François Neplazet Riviera
de Gabriele Di Munzio Au festival de films italiens
"Terra de cinema" de Tremblay
en avril
*
Ici,de
Laurent Thivolle Mention spéciale du jury
de la Compétition Internationale
Court-métrage
aux Ecrans Documentaires d'Arcueil Sélectionné
aussi aux
Instants Vidéo à Marseille
Songe d'une nuit DV à Paris
* L'équipe de Film flamme -Le SACRE invitée
au
Festival International de Rotterdam (27
janvier au 4 février)pour
exposer l'expérience hors normes du Polygone étoilé...
ET...
En Bretagne pour partager une réflexion
sur la diffusion et la production hors capital(e) (Les
1er et 2 avril)pour présenter
l'expérience du collectif Film flamme
dans ses différents domaines d'activité.
* Prochaine Semaine Asymétrique A Bruxelles du 22 au 25 avril 2010 au cinéma "Le Nova"
en partenariat avec VOA
et d'autres compagnons de route
de Belgique et d'ailleurs... A Marseille du 29 avril au 5 mai
2010 au "Polygone étoilé
"