Les diffusions détaillées des auteurs de Film flamme : page actualité diffusions
La revue Bref salue l'expérience du Polygone étoilé portée par les cinéastes du collectif Film flamme
Dans son numéro
de rentrée (septembre 2011) la Revue du Court Métrage fait une large
place à notre action sous la plume de Rodolphe Olcèze. Sans rancune à l'égard de nos traditionnelles
critiques à l'égard du centralisme parisien de l'industrie du cinéma. Pdf là
hors capital(e) # 0 : Que dire ? hors capital(e) # 1 : la remontée du temps de jean-françois neplaz hors capital(e) # 2 : le cinéma tiré du noir de aaron sievers hors capital(e) # 3 : la parole perdue de marc scialom (publication 2012) hors capital(e) # 4 : (en préparation pour publication 2012)
* Prix littéraire (1) : Une grande ambrassade enthousiaste à Fred Valabrègue (actuellement au montage dans la salle 16 mm du Polygone étoilé !) pour le prix Louis Guilloux...
* Prix littéraire (2) :Aurelia Barbet vient d'obtenir l'avance sur recette pour sa prochaine fiction... Bises bises La guerre est proche : Le dernier film de Claire Angelini était à Lussas (aout 2011)
Marguerite et le dragon, le grand écran
MarDi 6 sePTemBre À 20H / cinéma Les vaRIéTés. Marseille
22 SEPTembre À 20h15/ Cinéma le COlisée . MonTbéliard vendREdI 7 OCTobRE À 20h / INStitUt de L’ImAGE. Aix en Provence
Quand
la poésie remplit
les salles
Marguerite et le dragon Un film de Raphaëlle Paupert-Borne et Jean Laube
2010, maintenant en copie 35 mm - 56’
Une coproduction E2P, Film flamme et La Tournure
Avec
le soutien du Conseil général des Bouches-du-Rhône, l'Académie de
France à Rome Villa Médicis, L'Immagine Ritrovata, Film flamme-SACRE
(Studio Autonome du Cinéma de Recherche), DRAC PACA.
Marguerite
a été emportée par la mucoviscidose. La chronique de ses six années de
vie se déroule, par séquences, par plages musicales : premiers
instants, toute petite enfance, chambres d’hôpitaux, amitiés, fêtes et
jeux de l’été, entrecoupées d’ouvertures sur le paysage. C’est le récit
d’une vie entière. L’issue du film est donnée dès le début, mais chaque
seconde est ici montrée pour son intensité, son miracle, et, en
conséquence, sa résistance à la mort. Marguerite et le dragon est un
film sur la grâce et la fragilité de la vie, qui sont aussi sa force et
sa puissance.
Plasticienne formée à la réalisation dans le cadre du collectif Film flamme, Raphaëlle Paupert Borne a voulu mener ses films jusqu'à la copie 35 mm, jusqu'à la salle de cinéma. Marguerite et le dragon, réalisé avec Jean laube, son compagnon et plasticien lui aussi, est un film de la maturité.
Reconnu par ses pairs lors des sélection en festival, en particulier
lors du Festival du réel 2010, le film sort maintenant en distribution
et les auteurs ont trouvé un producteur pour accompagner leur chemin.
C'est tout le sens de l'action de notre collectif qui se révèle dans
cette histoire : soutenir les auteurs dans la durée, jusqu'à ce qu'ils
trouvent sur leur chemin les points d'appui qui leur permettent de
développer une démarche aussi exigeante et profonde qu'elle puisse être.
La
diffusion du film
"Flacky et camarades" aux Ateliers Varan dans le cadre d'une rediffusion des films primés au dernier
Festival International Jean Rouch / 29ème bilan
du film Ethno
a été l'occasion d'une discussion aussi riche qu'insatisfaisante...
Mais c'était comme de n'avoir pas assez de vin alors qu'on est en bonne
compagnie ! Je crois que tous les participants avaient envie de
continuer longtemps à tirer les fils de la réflexion que le film
suscite.
Les occasions ne manqueront pas puisque sa
distribution en salles est prévue
dans le Nord Pas de Calais en 2011. (A suivre sur les pages
diffusion).
Le
film, nous l'avons affirmé déjà (ici à
Marseille la première projection, d'une version plus courte
il est vrai, a eut lieu en 2004) est au carrefour de nombreuses
questions qui intéressent le cinéma d'aujourd'hui. Flacky et camarades est un geste politique important
d'aujourd'hui, venu d'un geste politique important des années
70. C'est déjà un film collectif qui déplace
singulièrement la question de l'auteur. C'est un film "d'atelier",
et en ce sens il est réalisé avec des matériaux
habituellement considérés comme "mineurs",
tournés par des apprentis cinéastes dans le cadre
de "l'éducation populaire"... Le film bouscule
franchement la question de la valeur des images, leur sens originel
au regard du sens advenu. Et dans le même temps la question
de la formation.
...
Marc Henri Piault, toujours bouleversé par le film après
plusieurs visions, relève la chose en une formule précieuse
et simple : "on n'en a jamais fini avec le sens des images".
Christian
Hottin, Chef de la mission à l'ethnologie au Ministère
de la Culture et membre du jury qui accordale prix du patrimoine immatériel
au film, expliqua l'importance de ce film qui fait oeuvre de création
à partir de documents très ténus issus d'une
tentative d'enregistrement de la culture industrielle, et au prix
de la recomposition du récit de mémoire. Il salue
le parti pris de création à l'intérieur du
respect des archives. La question des témoignages de la
culture industrielle de la 2ème partie du 20ème
siècle a provoqué ensuite une longue discussion
qui, si elle nous éloignait du film et de sa forme, le
positionnait au coeur d'un silence assourdissant. L'histoire industrielle
de notre pays aura laissé peu de traces. Ce qui rend ce
film plus précieux encore.
Pierre Gurgand, initiateur des Ateliers du pays
minier,
tel qu'une archive de cette époque le montre dans une "leçon
de cinéma".
Pierre est décédé au moment où commençait
le montage de "Flacky et camarades"
27
octobre 2010, Aaron
est invité du colloque Algérie
"mémoire partagée"lors d'une
séance à la médiathèque de l'Alcazar
à Marseille, en compagnie de Safaa Fathy, Mohammed Zir,
Salim Aggar, Ahmed Bedjaoui. Modération de Pascal Génot.
Il
ne s'agit pas de rendre compte ici du colloque, ce qui sera fait
en son temps sur le site de Mémorimage (Marseille),
mais de relever quelques points de discussion soulevés
par son film.
En particulier après que Pascal Génot ait apprécié
dans l'extrait du film qui venait d'être projeté,
qu'Aaron accomplissait un rêve d'archiviste puisque dans
son travail de montage, il n'a coupé aucun plan, construisant
le film dans le respect de l'intégrité physique
des plans originels tournés sur support inversible (la copie de travail est donc l'original du film) .
Sur
la table de montage, Aaron montait donc chaque plan de façon
à ce qu'il puisse un jour intégralement retourner au fond d'archives
avec les autres plans non utilisés.
Dans sa réponse à Pascal Génot, il expliquait
que c'était, au départ, la façon la plus économique
de faire le film (puisque pas de télécinéma).
Façon par ailleurs conforme au choix originel de ceux qui
avaient fait l'atelier à la fin des années 70), mais surtout il retrouvait le tempo même
des opérateurs, leurs sensations au moment du tournage,
leur choix de dire "moteur" ou "couper".
Ainsi il est deux réalités présentes dans
le film conjointement, celle des mineurs dont l'outil de travail
est détruit, le métier rejeté dans l'histoire,
et celle des "apprentis-cinéastes", des militants,
qui documentent ce moment. Ces deux "niveaux de sens" sont présents
dans le film à travers la perception du réalisateur.
L'auteur
ne s'est pas contenté du strict "respect" des
images (qui l'aurait plutôt conduit vers un télécinéma
et un montage en vidéo), mais son parti-pris l'a conduit
à aller chercher le sens du film dans le geste même
de ceux qui l'ont tourné, affirmant le geste comme l'origine
du sens, au delà des discours de circonstance. Ces discours
là sont présents, mais Aaron ne part pas du principe
qu'il "donne la parole" ("Pour qu'une parole soit
prise ou donnée, encore faut-il qu'elle appartienne à
quelqu'un" dit Fernand Deligny). Il est plutôt dans
la posture du judoka qui accompagnerait le geste de son adversaire.
On peut s'étonner de la métaphore du combat. Il
est certain que l'objectif n'est pas d'étendre "l'autre"
sur un tatami.
Mais il est peut-être, de faire rendre gorge à une
certaine réalité derrière les discours. Et sans doute à dépouiller les mots.
Ainsi
c'est tout l'engagement des artistes de l'époque (Pierre
Gurgand par exemple est allé habiter plusieurs années
dans le pays minier) qui est donné à entendre au
côté de l'engagement des mineurs (en résonnance,
en écho, en diffraction -l'un renvoyant sur l'autre). Le
film fait le choix de la complexité au contraire des vents
télévisuels dominants qui poussent à "cerner
le sujet" (autre métaphore de combat mais qui consiste
bien à mettre l'autre à genoux. L'autre, c'est à
dire le sujet..)
Autre
élément fort qui apparaît dans la discussion,
c'est le fait que ces images qui NOUS ont intéressé
(dès la création même du Polygone étoilé, point origine du dialogue avec Pierre Gurgand) et qui aujourd'hui valent au film ce Prix
du patrimoine culturel immatériel au Festival International Jean
Rouch, ces images il y a peu, n'intéressaient personne.
On peut même témoigner d'une récente "commission
d'aide à la création cinématographique de
la région PACA" refusant toute aide au film car celui-ci
"relevant du patrimoine" ! Le cynisme de ce temps de"libéralisme
décomplexé" fait bon ménage avec la
sottise.
En faisant oeuvre d'archiviste, Aaron anticipait donc nettement
sur ceux ci ! Car ni l'INA, ni la Cinémathèque française
n'ont mission de rendre à ces images là, la valeur
qui est la leur. Ce ne sont que les cinéastes, les artistes
... et le public, qui peuvent pousser la puissance publique à
prendre en compte ces documents et en assumer la protection.
Pour autant une autre bataille sera ensuite à mener : Quand
les archives sont "institutionnalisées", elles
deviennent désormais de plus en plus inaccessibles à
la création, tous les participants du colloque en ont témoigné
unanimement. Ce qui n'est pas le moindre des paradoxes. Mais au
moins sont-elles sauvées et repérées.
Collection cinéma
hors capital(e)
(Info
04/2011)
cinéma
hors capital(e): Une nouvelle collection publié en
collaboration avec les éditions
commune.
Collection réalisée par Martine
Derain.
Après cinéma hors capital(e) #0 : que dire ?
Deux nouveaux numéros :
cinéma hors capital(e) #1 : la remontée du tempsde jean-françois neplaz
96 pages et un DVD de 4 court-métrages encarté
Extrait : "Si
j'ignore quel peut être « le propre du cinéma », et
s'il existe même, par contre oui, je connais des propriétés du son
et des propriétés de l'image. Cette matérialité -ni pure ni
impure, pour en reprendre d'autres, de ces accessoires en vogue- est
surtout le fondement d'une « dimension commune »,
expérience partagée et partageable par tous. Si un mot y est un
mot, il est d'abord un son. Et si une image y représente un corps
(ou un arbre, la mer ou un lama...) elle est d'abord un mouvement, le
mouvement de celui qui l'appréhende, devenant corps, arbre, mer...
ou lama.
Et
encore, si on admet la proposition, si on admet que le cinéma n'a
pas de « propriété » (quelque chose comme : la
propriété du cinéma c'est le vol, d'autres arts, d'autres
techniques, d'autres sensibilités... là où science et arts n'ont
pas de frontière en particulier), on substituera définitivement à
la vaine lecture de l'icône et du verbe héritée des églises, la
libre et commune appréhension du geste et du son hérité des
cavernes. Le mouvement de l'individu dans son espace proche où il
s'inscrit et se projette.
On
substituera dans le même voyage de l'esprit, à la recherche
hypothétique d'un langage cinématographique, l'écoute et
l'appréhension, « l'apprentissage » du langage de cette
œuvre là. L'œuvre
cinématographique sans passé, sans histoire « propre »
est elle-même, tout à la fois, langage et « pédagogie »
de ce langage. L'œuvre cinématographique est sa propre histoire.
Le
film porte son histoire et son langage et le cinéaste l'appréhende
comme le spectateur le fait lui-même. Et c'est même ce spectateur
(ce « spectateur émancipé » ?), par son extériorité
qui « en donnera à entendre » le sens à l'auteur .
C'est dans ce retour là qu'un langage s'est à cet instant construit
et achevé. Si
tant est que ça l'intéresse, l'auteur. Mais je crains que oui,
sans ce spectateur, il est aphone.
Le
hasard aux doigts de femme. …
Puisque
Martine me suggère maintenant lecture de ces « Croquis
étrusques » de DH Lawrence1
(Oui, oui, « L'amant de Lady Chatterley » est de sa main)
dont j'allais écrire qu'il est un écrivain anglais avant de lire
que ses cendres ont été jetées dans le vieux port de Marseille.
Parmi d'autres choses attentives, de sa promenade italienne parmi les
tombes peintes de cette civilisation dont on ne connaissait presque
rien alors de la langue, il écrit : « Avant que Bouddha ou
Jésus aient commencé de parler le rossignol chantait, et bien après
que les paroles de Jésus ou de Bouddha seront tombés dans l'oubli,
le rossignol continuera de chanter. Point de prêche ni
d'enseignement, ni de commandement ou d'intimidation : juste le
chant. Au commencement n'était pas le Verbe, mais le pépiement. ».
On
pourrait utilement accueillir avec cette phrase les étudiants d'une
école de cinéma qui n'existe pas."
1« Croquis
étrusques » DH. Lawrence. Ed. Le bruit du temps. Le livre a
glissé des mains de Christine Breton à celles de Martine Derain.
Et je dois dire que l'attitude de cet homme devant les peintures
Étrusques n'est pas sans lien par ailleurs, avec celle que j'évoque
d'un spectateur de cinéma.
cinéma hors capital(e) #2 : flacky et camarades ou le cheval de fer, le cinéma tiré du noir de Aaron Sievers
Editions
commune [collection cinéma hors capital(e) n°2, format 13x18, 144
pages (16 pages couleur, 128 pages noir et blanc, 42 images, DVD du
film encarté avec court métrage La
leçon de cinéma
de Pierre Gurgand, prix 25 €]
Les
éditions commune publient des écrits d’artistes et de chercheurs.
Le livre y est pensé non pas comme le mode d’emploi d’une œuvre,
mais comme une continuation de l’expérience et de la recherche.
Chaque livre devient à la fois document, traçant le dess(e)in d’un
processus – et le temps long qui seul lui permet de se déployer,
et remise en jeu de ce processus par la réinterrogation des
matières. Pas un terminus donc, mais un point de départ, une forme
à part entière pour tracer de nouveaux chemins de sens. C’est
ainsi que Flacky
& camarades, le cinéma tiré du noir de Aaron Sievers,
dont la sortie accompagnera le film en avril 2011, est réalisé.
Le
choix iconographique est simple : il fallait faire place à ces
images puissantes, donner à sentir leur charge documentaire et leur
beauté. Pas d’images d’archives autres que celles du film donc,
venues d’il y a si longtemps, et littéralement « revues »
aujourd’hui, donc vivantes aujourd’hui, sans nostalgie. Elles
sont utilisées plein cadre. Et 4 reproductions des pages du
roman-photo Le
Cheval de Fer
édité par l’Association Création lors du tournage des images
utilisées par Aaron Sievers. Des textes, transcriptions des paroles
de mineurs (André
Flament, Rogers Moorels, Ignace Flaczynski),
occupent la même fonction, dire la force et la sensibilité de la
« matière » d’origine.
Les
textes critiques viennent de différents auteurs et de différentes
époques. Plusieurs contributions ont été demandées cette année à
des chercheurs que l’aventure a passionnés :
Aaron
Sievers
ouvre le livre bien sûr, qui nous dit ses choix esthétiques (et par
conséquent, politiques). On lira ensuite un texte de Jean
Duflot,
critique et scénariste, qui en 2005 au tout début du travail, donne
à voir la dimension collective de Flacky,
depuis les filmages de Pierre Gurgand jusqu’au film d’aujourd’hui.
Marc-Henri
Piault,
cinéaste et anthropologue, inscrit le film dans le mouvement plus
général de l’anthropologie visuelle, où il interroge la relation
critique entre filmés et filmeurs, et le passage d’une relation de
domination à une relation de partage dans la construction de
l’image. Il nous a écrit ce texte en début d’année depuis le
Brésil, où il travaille actuellement. Christian
Hottin,
conservateur du patrimoine attaché à la direction générale du
patrimoine du ministère de la culture, rencontré lors de la
projection du film au Festival Jean Rouch 2010 1,
explore sa valeur patrimoniale, dans ses dimensions archivistique et
immatérielle. Marie-Jo
Aïassa
nous précise les matières de ce « fonds minier »
qu’elle a constitué avec Pierre Gurgand et Gilles Brunet, et nous
laisse entendre le rêve d’émancipation que portaient ces ateliers
mis en place par l’Institut National d’Education Populaire.
Jean-François
Neplaz,
cinéaste2,
lui, trace les filiations, de ces ateliers du Nord à ceux qui sont
menés à Marseille avec les habitants de la Joliette ou du Panier
par le collectif Film flamme, producteur de Flacky.
Et chemin faisant, déplace la question de la valeur artistique de
ces productions-là. Enfin, Kiyé
Simon Luang,
cinéaste3,
nous emmènera sur le chemin du prochain film de Aaron Sievers.
1
Flacky y a reçu le Prix du Patrimoine immatériel.
Les livres peuvent être commandés en renvoyant le bon de commande à télécharger ici (Pdf)
Jean Pierre Thorn à Marseille avec B-side et Film flamme
Né
en 1947, il tourne son premier court-métrage en 1965 et son premier
long-métrage en 1968 à l’usine occupée de Renault Flins dans le cadre
des productions des “Etats Généraux du Cinéma français”.
En
1969 il abandonne le cinéma pour s’embaucher comme ouvrier O.S. à
l’usine métallurgique Alsthom de Saint Ouen. En 1978 retour au cinéma.
Il devient co-animateur de la distribution du programme de 10 films
intituléMai 68 par lui même.
En 1980 il réalise son second long-métrageLe dos au mur(témoignage
de l’intérieur sur son expérience ouvrière) puis de nombreux films
d’entreprises et émissions syndicales, dont le premier magazine T.V.
inter comités d’entreprise “CANAL C.E.”.
En 1989, sa première fictionJe t’ai dans la peauraconte
le destin étonnant d’une femme, religieuse puis dirigeante syndicale,
se suicidant au lendemain de la « victoire » de la gauche de 1981.
Depuis 1992 il collabore avec le mouvement HipHop et réalise trois films, devenus emblématiques :Génération Hip Hop,Faire kifer les angesetOn n’est pas des marques de vélo.
Son dernier filmAllez Yallah !raconte
l’épopée d’une caravane de femmes (venues du Sud) luttant, des deux
côtés de la Méditerranée, contre la régression de leurs droits remis en
cause par la montée des intégrismes religieux.
Des
films politiques au Hip hop, JP Thorn a tracé une ligne rigoureuse dont
il convient d'écouter la cohérence. Ce sera le sens de son passage au Polygone étoilé grâce à la rétrospective qui lui sera consacrée.
Semaine Asymétrique
Le collectif Film flamme organise chaque année
à Marseille, avec ses complices cinéastes d'Europe,
notamment italiens et belges, des rencontres turbulentes, passionnées... et
publiques, baptisées "Semaine Asymétrique".
Là, pas de sélection "du
meilleur du cinéma", pas de compétition,
juste de l'échange humain exigeant et généreux.
Chacun vient avec des films, les siens ou ceux qu'il veut
mettre en partage, les programmes sont aléatoires,
les horaires sont approximatifs, les débats improvisés,
la pensée déferlente, les repas se confondent
avec les projections, l'art le dispute au politique, le public
à l'intime, la ville y est une nature emportée,
la montagne un paradis artificiel.
Là, le public est porteur du sens, l'artiste ne sert
à rien (et surtout pas à enrichir le commerce,
si ce n'est celui des hommes), le langage s'improvise, les
maîtres sont ignorants, les savants pourtant égarés
là... ne sont pas pris en grippe si ce sont de bons
compagnons...
Là on se perd avec bonheur car ça ne ressemble
à rien. Là pourtant on refait le monde...
Mais on le refait vraiment !
Soirée corse avec les habitants et les postiers du 2ème Arrdt, alors en grève depuis 45 jours
lors de la Semaine Asymétrique 2010
Sur le blog de la Semaine Asymétrique 2011 un nouveau message du Président Luang :
Chers lecteurs, surveillez les onglets du blog.
Il y en aura un bientôt pour ouvrir sur une page Asymétries hors les murs.
Vous saurez alors où et quand nous croiser, et en quelles compagnies.
Celle des Lyonnais de notre roman-photo, c'est certain. Nous serons au
moins à l'abri des intempéries !
Par ailleurs donc La Semaine Asymétrique commence cette année à
Ganges le 10 novembre et ses retombées et ses "répliques" se feront
sentir jusqu'aux "Inattendus" à Lyon (février 2012) avec la complicité
du Gang des lyonnais
... Suivez le blog !
Lettre à la prison (1969-2009)
Entre Tunis et Marseille les voyages d'exil de Marc Scialom
Sortie Nationale en décembre
2009
* Pour saluer la magnifique révolte
tunisienne cet article (Un des plus rigoureux et intéressant parmi les
nombreux articles publiés lors de la sortie du film) de la
réalisatrice, critique et écrivain tunisienne Sonia Chamkhisur sonblog
Eugenio
Renzi, les Cahiers du Cinéma, septembre 2008
:
"En 1969, Marc Scialom autoproduit plusieurs tournages
pirates entre Tunis et Marseille. Il surexpose la pellicule,
jette pas mal de rushes, arrive néanmoins à
en montrer quelques-uns. Une critique féroce
condamne ses ambitions cinématographiques, sans
appel : l'époque trouve son cinéma en
défaut de politique. Drôle d'époque.
Quarante ans après, lors d'un déménagement,
les bobines de Lettre à la prison sont
retrouvées par Chloé, fille du cinéaste,
cinéaste à son tour. Le film est restauré,
monté et enfin présenté au public
du FID.
Politique, Lettre à la prison l'est
plus qu'aucun autre film vu, nous semble-t-il, depuis
belle lurette. L'auteur résume le synopsis en
quelques phrases : " Un jeune Tunisien débarque
à Marseille. Le lendemain, il doit prendre un
train pour Paris, il y renoncera à plusieurs
reprises. " A partir de ce programme succinct,
Scialom dresse ce que l'on pourrait définir comme
un reportage sur l'immigration ou les confessions d'un
jeune Arabe. Dans les deux cas ce serait faire l'économie
du carburant du film, de sa température, de sa
maladie.
La Lettre est moins l'oeuvre d'une réflexion
que l'effet d'une fièvre esthétique qui
brûle la matière argentique, noircit, déforme
la pellicule, brouille le montage et ravage le scénario.
Le public [du FID] ébloui a demandé et
obtenu une deuxième scéance, ce fut celle
de la soirée de clôture, une grande."
Jean-François Neplaz,
co-fondateur de Film flamme et responsable de la restauration
:
"Notre travail autour du film fut d'accompagner
Marc Scialom pour qu’il ne rejette pas à
son tour cette résurgence altérée
de son rêve… Pour que sa souffrance d’autrefois
qui s’était apaisée avec le temps
et que nous remettons à vif, ne l’entraîne
pas à espérer un film qui, sous sa forme
d’origine n’existera plus jamais. Il est
cette lumière lointaine d’une étoile
disparue… Mais cette étoile est précieuse
aux navigateurs que nous sommes. Ce n’est que
là, que Marc peut ne pas désespérer.
Texte
pour la présentation du film Lettre à la prison au festival
Underdox à Munich / 2 Octobre 2010
Si notre collectif de cinéastes
s'occupe d'histoire en produisant la restauration
de "Lettre à la prison", ce
n'est pas par fétichisme ou goût
de la poussière des choses... Nous pensons
plutôt qu'il ne suffit pas d'inventer
le présent du cinéma, mais aussi
son histoire. Nous ne considérons pas
"l'histoire du cinéma" comme
quelque chose d'acquis ou d'évident.
Nous pensons que cette histoire doit faire l'objet
de recherches et d'actions, de créations
et de débats contradictoires. Autant
de turbulences qui éclairent nos gestes
de cinéastes d'aujourd'hui, les projettent
dans le temps et l'espace.
Et cela d'autant plus que le cinéma est
l'art d'un siècle qui pratiquement l'a
vu naître... et mourir. Le cinéma
est un phénix.
En imaginant son passé nous travaillons
à sa renaissance. Rien, des mécanismes
qui ont failli provoqué la disparition
de ce film, et même de Marc Scialom comme
cinéaste, ne sont abolis aujourd'hui,
ce serait une illusion de le croire. Ce qui
fait la vie ou la mort d'un film, ce sont d'abord
des mouvements "sociologiques".
Parfois l'art peut y trouver son compte, mais
il y a rarement son mot.
Marc Scialom à
Tunis (Présentation par
Solange Poulet / Aflam)
Juin
& août 2010
Mathieu Cipriani a monté son
film dédié au monde du travail
Juillet,
septembre et novembre 2010 Isabelle
Wuilmart poursuit le montage de son premier long-métrage
"L'odyssée" Août
& septembre 2010 Till Roeskens et Marie Bouts
en montage de leur film "Archipel" Octobre
2010 Niccolo Manzolini et sa troupe pour le tournage
de BABIS Novembre 2010 Marc Scialom et son équipe pour le tournage de son film "Nuit sur la mer" Février
2011 Katarin pour les premières images de son étape marseillaise d'un film de villes en villes
(reporté pour cause de révolution tunisienne) Avril & mai 2011
Francesca Cogni et Donatello Mattia pour préparer leur prochain film d'animation Moira
Tierney est en montage et projettera ses derniers films tournés sur la (défunte) frontière irlandaise Juin 2011 Jean Pierre Thornpour partager avec le public et les cinéastes marseillais son itinéraire de cinéaste. Juillet 2011 Maddy Delsipé pour le montage de son film "Otto Dix" Dominique Abelpour le travail de son moyen métrage : "nana niña nana" Août 2011 Till Roeskens, Marie Bouts et Dounia Bovet Woltechepour la reprise du film "Archipel" Maddy Delsipé pour le montage de son film "Otto Dix" Isabelle
Wuilmart pour la finition de son premier long-métrage
"L'odyssée" Octobre 2011 Maddy Delsipé pour le montage de son film "Otto Dix" Emmanuel Loi pour écriture Saguenai et Regina (cinéastes et écrivains) pour accompagner la programmation du cinéma portugais
Un mail de Kiyé Simon Luang en réaction à un récent éditorial des Cahiers du cinéma.
http://www.cahiersducinema.com/article1969.html L'article des Cahiers du cinéma a
le mérite de dire l'essoufflement qui le porte, et le critique est
renvoyé à son petit territoire (un article dans les Cahiers citant un
autre des Inrocks... Qui cite les Cahiers). L'Asie dont il parle n'est justement pas un
territoire, ou si vaste qu'il y a peu de risque de l'enfermer. L'Empire
du Milieu lui-même est pour les Chinois un Empire imaginaire. Enfin,
l'étendue a l'avantage de permettre le déplacement des fronts de
régénération quand ça patine à Pékin ou Téhéran, ça turbule à Seoul ou
Alma Aata.
Le cinéma français me touche si peu qu'à vrai dire je ne sais quoi en penser.
La chute du film en téléfilm, je le vois dans le meilleur des cas, dans
le pire, c'est, dès sa conception (ou plutôt son montage de dossier),
déjà un téléfilm "Clean"
d'Assayas est comme ça, envolées de cinéma structurées par des
séquences de fiction télé (pourquoi le besoin de structure si c'est
pour engendrer de la perte d'énergie?).
Il y aussi la belle famille du cinéma français qui n'a pas plus
de noms à proposer que dans un jeu de sept familles, et pas plus
d'accidents que dans un jeu de Mille bornes.
Fatigue des génériques de fin.
Fatigue des jeunes premiers qui arrivent à intervalles aussi réguliers que les péages sur l'A6.
Fatigue
des jeunes premières forcément jolies à qui aucune autre chance ne sera
donnée et si elle est donnée il faut déclasser en malchance.
Quant
aux premiers films - 72 en 2007, sinon ça tourne autour de la
soixantaine - ils sont d'emblée des films de vieux sans doute pour ne
pas déplaire aux vieux qui sont aux commandes du casino
Et pourtant, il y aurait tant à faire et laisser fermenter puis exploser.
La France n'est pas plus stérile qu'un autre pays, mais elle a les moyens pour des ambitions que malheureusement elle n'a pas.
Donc, la création, on oublie ou on s'assoit dessus en n'espérant même pas que ça puisse s'infuser par le trou du cul.
Le penseur de Rodin sans désir, en silicone rose pour décorer le salon
Au
polygone, on a les moyens, ils sont modestes, mais il n'est pas besoin
d'un cargo pour découvrir l'Amérique, c'est-à-dire l'Inde. Surtout, nos
pointus flottent et consomment moins que rien, du vent...
A Minima, Pénélope, le vent d'Aaton qui nous pousse dans le dos et quoi, on va faire les difficiles ?
Projection d'Isabelle Wuilmart
et le groupe "Les films à rayures"
au Polygone Etoilé
La guerre est proche, le dernier film de Claire Angelini est sélectionné à Lussas
Aaron Sievers et Christian Hottin pendant le débat aux Ateliers Varan
Aaron
Sievers sur les sites des tournages.
Les bobines
du film "Lettre à la prison" sur les étagères
du laboratoire L'Immagine Ritrovata à Bologne, précédent "sauvetage"
réalisé par notre collectif d'un film "qui
ne valait rien."
Au festival de Ganges 2010
Aaron Sievers,
ici avec Kiyé Simon Luang (réalisateur) et Céline
Bellanger (son), est aussi l'opérateur du film "Ici
finit l'exil" (montage Julien Girardot)
Presse
(Info 11/2010 - 10/2011)
Zibeline
le Ravi
Ventilo
Les Ecrans Documentaires
Le film Calle de la pietà de Mario Brenta et Karine De Villers fait l'objet d'une double page dans le catalogue du festival.
Un long entretien (ICI) avec Eric Vidal et Jean-François Neplaz.
Vidéo
Août 2010 : Jf Neplaz co-fondateur de Film flamme parle de son chemin de
création dans cette vidéo tournée à Lussas à l'occasion de la sortie de
son film "Alpini", par Frédéric Lamasse et produit par ARCANAE (Nice), avec
d'autres auteurs (dont plusieurs familiers du Polygone étoilé) comme Ginette Lavigne, Sylvain George, Rufin Mbou
Mikima, Pierre Marie Goulet, Vincent Sorrel, Boris Lehman, Mariana
Otero, Xiao Dong Guo...
Mouvement
La Provence
Mars 2011
Dans La Provence du 7 mars 2011, la position de Film flamme concernant le problème des aides à la création détournées de leurs missions.
Le débat sur le cinéma, lancé par nous en novembre, touche le grand public.
A travers ces entretiens et ces
articles, c'est le débat public pour une politique du cinéma en région,
indépendante et dynamique que nous avons posé.
Nous
continuerons à le faire dans ce contexte d'aggravation de nos
conditions de vie et de travail et d'atteinte à la diversité de la création.
Que la presse ait compris le sens de notre engagement au point de lui
donner cet écho attentif, est un signe encourageant.
Que les journalistes en soit ici remerciés.
France Culture
Claire Angelini
A l'occasion de sa sélection au festival du réel, Claire est l'invitée de France Culture :
le mercredi 30 mars à 19H00
La Marseillaise
Avril 2011
Dans son annonce des projections du 1er avril au Polygone étoilé,
à laquelle le quotidien marseillais a consacré une page entière et le
titre de couverture, une large place est faite aussi au geste de la
réalisatrice Christine Thépenier (et à son producteur : ISKRA), dans
l'esprit bien compris de notre programmation "Le cinéma au travail, le travail au cinéma"...
Merci à Piedad Belmonte pour son engagement journalistique.
La voix du nord
Avril 2011
A l'occasion de l'Avant-première du film "Flacky et camarades"
qui fut un énorme succès populaire, le grand quotidien régional du Nord
Pas de Calais consacra ses titres et plusieurs pages à ce travail (le
film, le livre... Et aussi les Ateliers de Cinéma en 16 mm organisés
avec la Ligue du nord).
Dont la page du lendemain de la projection ICI
Ventilo
Emmanuel Vigne dans Ventilo relève le long partenariat de Film flamme
avec l'Italie qui est à l'origine d'n véritable "courant
cinématographique" dont témoigne (un peu) le programme diffusé à
l'Institut Culturel Italien de Marseille. C'est un exemple concret
d'un développement possible du cinéma en région mis en oeuvre par notre
collectif. ICI
Radio Aligre
Juin 2011 :
Jf Neplaz sur Radio Aligre à Paris pour la sortie de la collection "cinéma hors capital(e)".
Dérives
Juin 2011 :
Entretien vidéo avec Jf Neplaz sur le site de la revue Dérives : ICI
Le Ravi
Juillet 2011 :
Bref
Septembre-octobre 2011 :
La revue Bref qui a édité déjà plusieurs des films que nous avons soutenus, en DVD encarté, consacre une double page à Film flamme et au Polygone étoilé.
Kinetica
Octobre 2011 :
Cette publication dresse l'inventaire d'une vingtaine de lieux de
diffusion cinéma alternatifs en Europe qui ont pour particularité aussi
d'avoir investit et réhabilité des friches industrielles.
Le ministre de la culture préface l'ouvrage en relevant que "cette belle effraction méritait d'être recensée, analysée et valorisée".
Dont acte
Bloc
notes réalisations
(Info
07/2011)
Une nuit en mer
Le
nouveau film de Marc Scialom (produit par Shellac sud) est en
cours de montage et une première projection de travail a eut lieu au polygone étoilé.
« HipHop Stories » est
un film de queen K qui parle des convictions profondes de ce mouvement artistique,
des raisons de son émergence, des intentions qui habitent les acteurs
de cette culture et de l’engagement nécessaire pour poursuivre un tel
chemin artistique...
Ce film produit par don't sleep est destiné à une diffusion TV & cinéma. Tournage en S.16mm (A-minima) Le
film a reçu le soutien de la Région PACA (aide au développement et à la
production), de la Ville de Marseille (aide à la création) et du CNC
(aide à la production). Coproduction avec le S.A.C.R.E (Studio Autonome du Cinéma de RecherchE) - Film Flamme
Rue de Lyon ou les prophéties
Le prochain film court de Jf Neplaz est en repérages.
Tuk Tuk
Le prochain film de Kiyé Simon Luang (une fiction tournée au Laos) est en préparation.
Il sera produit par Shellac et tourné avec Aaron sievers et Céline Bellanger en janvier 2012
Une production Shellac Sud.
1999
ou La belle humeur
De Jf Neplaz (co-auteur JP Curnier) a obtenu une aide "image mouvement" du CNAP
Ateliers Cinématographiques Film flamme avec CINELIGUE
Atelier Film flamme en 16mm dans le Nord-Pas de Calais
Les actualités des Ateliers Cinématographiques Film flamme se trouvent sur un site particulier : LA