A
Marseille (Info 13-12) Des nouvelle de la Semaine
Asymétrique 2008
* Cinéastes créateurs
d’Europe : constitution du Centre International de Création Cinématographique
et Digitale La
culture c'est nous !
* Habitants de Marseille : Créateurs
de ville
Cet ami de Film
flamme sera présent les 27 & 28 novembre pour
partager avec nous, nos rêves techniques et construire le
devenir.
A cette occasion aussi nous élaborerons un Programme
Action Jeunes Cinéastes pour accompagner des premiers
films tournés sur support film.
En
2003
Jean-Pierre Beauviala au Polygone étoilé
Forum
virtuel pour débats réels !!
Vous
pouvez dès maintenant intervenir sur notre
forum permanent pour apporter votre contribution
aux discussions de laSemaine Asymétrique
De
Curry :
" il faut faire confiance aux gens, mais l'effet
de groupe produit une chose très belle qui emporte mais
qui peut aussi exclure, alors comment on peut toujours acceuillir
le voyageur qui arrive sur le seuil trempé par la vie autre
, dégoulinnant d'aliénation ( selon notre regard
parfois méprisant pour qui ne partage pas un certain nombre
de choses communes) alors que nous pourrions avoir l'impression
d'ëtre au sec de désirs consuméristes, en emportant
toujours un peu dans nos besaces, malgré nous? D'un autre côté je suis convaincu que
plus qu'une mise en commun des moyens de production, c'est une
fronde esthétique qui peut être efficace et nous
réunir. Le problème d'acquérir les moyens
de production et d'être autonome aujourd'hui est que cela
entraîne souvent une grande confusion entre un usage libertaire
( collectivisation des outils, responsabilité partagée
vis à vis de ceux -ci, échanges sur les manières
de faire, etc...) et un usage libéral ( la chaîne
de production me permet de réaliser mon rêve envers
et contre tout (s)- ) Une fronde esthétique qui questionne
la forme, l'image est plus à même de nous porter
vers cet ailleurs. .". (A
suivre sur le forum)
De nespole :
Chaque aventure de cinéma est unique...
Notre force est de nous appuyer sur cette évidence contre
les normalisations industrielles qui sclérosent le "milieu".
Et si nous mettons en résonnance nos "un", nos
expériences uniques, si nous mettons en commun ces expériences,
non pas pour faire un dogme ou une norme nouvelle, ou une école
de pensée, ou un je ne sais quoi de "lisible"
comme ils disent dans la comm... Si on ne déverse pas dans
les leurres de la grande distribution mais au contraire on additionne
notre incohérence commune alors on pourra la faire reconnaître.
"Incohérents de tous les pays unissez-vous
!.. "
Car nous n'avons
rien à perdre que nos chaînes...
La classe ouvrière elle, craint de perdre sa chaîne
de télé. Pas nous. (A
suivre sur le forum)
De JCN : La question n'est pas de savoir s'il existe un cinéma
officiel, et si "parisien" le qualifie. La réponse
est "oui".
Que, par déduction, il existe un cinéma non-officiel,
et que "marseillais" le qualifie, coule de source.
(Rappel :le contraire de "tous les camions sont verts"
est "il existe un camion rouge".)
User de la salive à
dire cela n'est pas parler, mais bavarder, inventer en ré
la poudre.
Qu'est-ce qui est
nôtre (ou pourrait l'être, ou permettrait de l'inventer)
au-delà de ça ?
Par le négatif
de ce forum :
- pas le jeu
- pas la politique.
Par le positif :
- autonomie des moyens de production
- besoin de rien
- don de la forme
- hypothèse du futur
- l'errance.
C'est ainsi que je
réduis les textes figurant ça et là, concernant
ce qui produit nos gestes.
Ce n'est jamais que d'esthétique
dont je parle, préalablement à envisager les moyens
pour la faire valoir.
Et puis cette question de
définir une pratique, avec le cinéma.
Je redis :
si ces questions n'ont pas de sens, ou s'il est juste insensé
de déblatérer ainsi et ici, il suffit de nous le
dire.
Discussions sur la «
mise à l’eau » de ce mouvement collectif
de cinéastes
Notre
but y est de dégager les envies et besoins qui se sont
révélés dans ces journées, de
faire le point sur les collaborations déjà
en œuvre, de fédérer les groupes, structures
et individualités qui souhaitent s’associer à
l’élaboration concrète de ce « lancement
»…
(Tout le monde aura repéré
que ce vocabulaire nautique donne déjà une place
prédominante aux habitants des rivages, que les
continentaux devront disputer !)
Nous souhaitons vraiment aller
jusqu’à des mises en œuvre pratiques : choix
techniques pour permettre des échanges entre cinéastes,
inventaires de collaborations dans tous les domaines et définitions
d’initiatives à court terme (par exemple l’organisation
d’autres « Semaines Asymétriques »
en 2009) ou à long terme…
Nous évoquerons les collaborations
internationales ou interrégionales déjà
en œuvre, qui sont le fondement de ce mouvement (Comme
le partenariat avec les cinéastes italiens ou allemands,
le programme de Résidences Ligne d’erre)
Présenté hors compétition au FID Marseille
(Juillet 2008), le film a séduit (entre autres) le jury
du GNCR (Groupement National du Cinéma de Recherche)
qui lui décerne une mention spéciale... Ce film était l'événement du festival.
Et la presse s'en est fait l'écho... sauf le groupe de
presse de la Provence, qui n'a pas souhaité attirer l'attention
des marseillais sur la programmation, assumant ainsi une certaine
continuité esthétique et sociologique.
Les Cahiers
du cinéma de septembre reviennent sur
le FID Marseille et évoquent Lettre à
la prison comme l'événement du festival.
"...
La lettre est moins l'oeuvre d'une réflexion
que d'une fièvre esthétique qui brûle la
matière argentique, noircit, déforme la pellicule,
brouille le montage et ravage le scénario. Le public
ébloui a demandé et obtenu une deuxième
séance, ce fut celle de la soirée de clôture,
une grande. Le prix du GNCR est un prélude à
une diffusion dans toute la France, événement
que nous suivrons de près"
Plaquette
de présentation du film (en PDF) Présentation
par Jean-François Neplaz responsable de la restauration
:
"Film flamme a
porté la sauvegarde du long métrage franco-tunisien
de Marc Scialom Lettre à la prison. L’association
a reçu pour cela le soutien de la Région
PACA et du Conseil Général des Bouches
du Rhône.
C’est aussi le choix du Festival International du
Documentaire de Marseille de prolonger par son engagement
la réhabilitation du travail de ce réalisateur.
L’existence d’un festival qui accompagne le renouvellement
des formes et la recherche d'espaces nouveaux pour le documentaire
comme pour la fiction (et toutes les formes intermédiaires
de la poésie) est précieuse pour nous.
C’était déjà la voie du film de Marc
Scialom qui trouve ainsi sa juste place.
Que ce festival se tienne à Marseille, est bien dans
l’esprit des réalisateurs qui ont habité
la ville comme il est dans l'esprit de cette ville de porter
ceux qui partout s’affranchissent des conventions…
Il ne s’agit pas de «faire image» mais d’habiter
son temps…"
Article de Stéphane Sarpaux paru
dans Rue89 Entretien
entre Claude Martino et Marc Scialom
Entretien réalisé à l'occasion du F.I.D.
(Septième
lien en partant du haut)
Article de Laurent Rigoulet pour le site de Télérama
: "La découverte de ce film
« fantôme » est d’ores et déjà
un des temps forts du festival de Marseille.
Tourné en 16 mm avec une caméra prêté
par Chris Marker et une énergie rêveuse de jeune
homme dopée par les conseils de Jean Renoir («
Si vous voulez faire du cinéma, laissez tomber l’IDHEC,
prenez une caméra et tournez ! »), Lettre
à la prison est un film d’une troublante modernité
qui unit fantasmes et prosaïsme, fiction et documentaire.
Sur les accents bruts d’une voix off récitant la
lettre d’un jeune immigré tunisien à son
frère accusé de meurtre, Marc Scialom suit pas
à pas la dérive, les fantasmes et les tourments
du nouvel arrivant dans la France des années 60 (Article)".
Le même auteur revient sur le film aprés parution
du palmarès "Tiens
... Tiens !" : Article de La Provence Une
table ronde autour du film se tenait le 4 juillet 2008à l'Agora au 61 Canebière Participants
: Jean-Paul Curnier
/ Claude Martino / Marc Scialom / Frédéric Valabrègue
Article
de Claude Martino paru en 2006 dans la Marseillaise : "Ce film n’existe pas.
Au regard de l’Histoire (celle que consignent les «
manuels » comme si les sentiments se devaient d’être
« pratiques »). Il n’est pas. Il naît.
Oublié, honnis par une intelligentsia post-soixante-huitarde
qui avait à l’époque d’autres chats
à stigmatiser.
Du reste, en ces années 69-70, le film s’appelait
Le Chien. Pas de quoi s’étonner qu’il prit
son monde à rebrousse poil. (suite)".
Pas que la création
ait à faire avec les jeux olympiques...
Pas que la fabrication intensive de valeur de pacotille qu'est
le système libéral appliquée aux arts nous
passionne...
Mais après une certaine indifférence à
ce qui pouvait venir de Marseille (pour ne pas parler d'ostracisme)
... le milieu commence à reconnaître "qu'il
se passe quelque chose" du côté des bords
(de mer)...
Pour autant "La voie marseillaise du cinématographe",
cinéma hors capital(e), est une dynamique
qui n'attend pas de sacre de ceux dont c'est le métier
d'attribuer des notes et des images saintes...
Notre réussite se mesure aux cinéastes qui viennent
nous rejoindre, aux publics que nous touchons malgré
les intermédiaires et parfois grâce aux mêmes,
qui se sont fait nos complices, grâce à toutes
les petites révolutions que nous avons provoquées
en inventant notre passé, notre présent, notre
futur...
En inventant nos outils, nos espaces communs avec le public...
Partout.
Panier
CinéJournalAtelier
Cinématographique des habitants du Panier(Marseille) La
maison de Mariatade Gaëlle
Vu et Mariata Abdallah France 2007 de Gee Jung
Jun Polognede Caroline Delaporte
à Orléans Images
du pôle en Janvier 2009
Flacky
et camarades &
Au bout de la ligne 2
films d'Aaron Sievers Cinélumière
Réalisation collective d'un groupe d'adolescent
de la ville de La Ciotat A Bruxelles-Belgique au
Festival Filmer
à Tout Prix en Novembre 2008
Ce Que J’ai Vu et Dit ce jour-là di Nicolas
Lebras
L'île éphémère di Kiyé
Simon-Luang
Rivières di Caroline Delaporte A Catania (Sicile) / Arte in transito en
juin 2008
Jérôme
(20-06-08)
La rencontre
avec Jérome Cornette lors du FIDM 2007 fut un de ces
plus précieux moments offerts par la vie. 6 mois plus
tard, il revenait nous voir... Un feu d'artifice, une explosion
de bonheur, de projets, de films échangés, de
livres, d'amis en partage... Une bouteille de Monbazillac pour
fêter nos aniversaires de bête à corne...
le téléphone sonne d'une amoureuse folle... Et
nous rions, nous rions... Les projets se multiplient... Ses
étudiants américains viendront faire des films
ici... En 10 mn on avait trouvé les moyens... On fera
ensemble le séminaire Richard Dindo.... "On fera
venir Rancière... Un stalinien de ton espèce devrait
s'entendre avec Enzo Traverso ! T'as lu "A feu et à
sang" ?... C'est votre fille qui joue là ? je peux
aller l'écouter ?... Excusez moi, mais la musique...
Et là c'est trop !..."
Et Jérome nous plante là et part frapper à
la porte de Morgane d'où sourdent les notes de harpe
celtique...
Venu pour une heure il est reparti le soir, et revenu le lendemain...
Notre projet de Centre International de Création
Cinématographique et Digitale ? "Oui
j'en suis... On verra ce qu'on y fait plus tard..."
Plus tard...
En mai il a choisi de quitter
ce monde...
Nous ne sommes pas du même milieu, depuis un mois sans
nouvelles nous n'avions pas imaginé... On l'attendait
au FID 2008. JP Rehm nous dit la sale nouvelle...
On peut dire qu'on est tristes, relire ses critiques, faire
défiler nos images...
Mais il nous manque...
On vous laisse le
lien sur Rue 89 pour l'entendre chercher le temps perdu,
les fesses dans l'eau salée.