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"J'ai
des ombres"
de Caroline Beuret
et Laurent Thivolle
Un espace restreint, clos, habité
par trois personnes âgées et le réalisateur.
Eclats d'une rencontre, comme une tentative de définir à
nouveau quelques liens éparses d'une transmission en ré-animation.
Parcimonie de l’échange. Le passé comme vécu,
là où ils ne font plus toujours corps.
Les souvenirs sont à la surface des images, dans la profondeur
des sons.
Ils ne sont pas un, ils sont multiples, flous et contradictoires.
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Note
de compagnons-cinéastes |
Le film
est comme un regard à l'intérieur d'un monastère.
La vie monastique avec ces rites du quotidien qui se
réalisent toujours de nouveau, jour par jour. Nous, comme
spectateurs, devenons partie de ces rites et de
l'atmosphère intime qui est juste là d'une manière
très naturelle, simplement parce que vous êtes là.
Ta présence
ne dérange pas du tout cette atmosphère mais rend
visible le processus de la création des images que nous
voyons. La vie et la dignité des gens qu'on regarde vit de
leur simplicité, de leur silence et des traces de leur vie
qu'on peut sentir dans chaque mouvement qui est visiblement un effort
pour eux. Est-ce qu'ils sont heureux ?
Est-ce qu'ils étaient heureux de temps en temps ? Ou est-ce
que leur vie continue au delà de ces questions ou
catégories ? Ce sont les questions que je me suis posées.
»
Nicolas Humbert, cinéaste.
« J'ai enfin réussi à regarder votre film que
j'ai trouvé vraiment fort intéressant. Surtout accompli
et juste en ce
choix de frontalité photographique de « still-life
» ; « still-life » animé par le son qui
agît par contraste avec la
lenteur des mouvements, comme s'il y avait chez les personnages
(personnes), dans la dernière partie de leur vie,
une tentative de ralentir le temps, voir de l'arrêter. L'asynchronisme
des voix par rapport aux images me semble
aussi quelque chose de réussi dans le but de souligner l'effort
de la récupération de la mémoire et de comment
les souvenirs arrivent à s'inscrire dans le temps présent.
Présences toutes réelles et fantômatiques à
la fois
(longues surimpressions d'images, voix hors-champ...) qui se croisent
quasiment immobiles dans cette maison
filmée comme un grand carrefour des leurs vies, de la vie.
Last but not least : le titre, que je trouve parfait. »
Mario Brenta, cinéaste.
«
Bravo... regard magnifique...
Chaque centimètre de plan, chaque pouce d'espace est habité...
Chaque voix transporte...
Je crois moins à certaines surimpressions, mais c'est un
détail... »
Jean Paul Fargier, cinéaste et ancien critique aux
Cahiers du Cinéma.
Auteur : Laurent
Thivolle
Réalisation : Laurent Thivolle et Caroline
Beuret
Image / Son : Laurent Thivolle
Montage : Caroline Beuret avec la complicité
de Marion Pagès-Gonzalo
Mixage : Céline Bellanger
Etalonnage : Julien Girardot
Année de tournage
/ Year of production : 2010
Année de diffusion /Year of : 2010
Durée / Running time : 48'
Producteur / Producer : Film Flamme / SACRE / LfdtpL
Format de tournage : Dv
Format de post-production / Screen ratio : 16:9
Format de masterisation / Mastering format : Béta
SP, Béta num, DVCAM, mini DV, DVD
Langue originale / Original language : français
Sous-titres / Subtitles : anglais
* Vidéothèque FIDMarseille 2010
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