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Wei Mei me donne son accord pour diffuser le film "Wei Mei ma vie Fluxus"
----- Message transféré ---- De : Wm Zhuang <rougecarre@yahoo.fr> À : Kiyé
Simon Luang <kiyesimon@yahoo.fr> Envoyé le : Lun 15 novembre 2010, 11h 04min 47s Objet : Re : Wei Mei ma vie Fluxus
Kiye, Biensur,
je me souviens de tout ca. Mais j arrive pas a acceder aux liens que tu
m a donnes. Meme sur un ordi d un cyber internet, j arrive pas non
plus. Il y a des sites qu on arrive a acceder en Chine. Si tu pouvais faire monter ton film sur le site du polygone etoile, j arriverai a voir, je sais. Mais, en tout cas, tu peux projeter ton film, je suis ouverte sur ca. Ca donne envie de voir ce film. J ai expose des peintures de moi recement dans un mesee prive. C etait bien passe. Il faut continuer a travailler. Je me lance. Sur mon blog, il y a des images de cette expo, si tu veux jeter un coup d eil, le liens est: Bisou. Weimei |
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Le
13 septembre 2010 16:25, <julielisa@no-log.org> a écrit
:
effectivement
je croyais avoir fait à l'équipe un compte rendu,
mais je vois que non.
Donc au moment de
l'atelier Apatapela, vous les avez peut être croisé,
Yanira nous avait présenté, deux romains, l'un cinéaste,
l'autre Marcello
venu a Marseille pour nous rencontrer notamment.
Donc Marcello
travaille dans une association Luccio della Luna
qui gère un
hôpital de jour. le lieu où il se sont installés
est un grand et ancien
hôpital psychiatrique fermé comme toutes les grandes
institutions
psychiatriques en italie, durant les années Basaglia* (60
je crois). Dans
ce lieu, de grands batiments, un immense parc, le groupe de "Ragazzi"
comme dit Marcello, ont remis en état les lieux et notamment
une
menuiserie qui est maintenant aussi un lieux de spectacle et projections.
Dans ce lieux "i
ragazzi" pratiquent la menuiserie, le jardinage, mais
aussi beaucoup le théâtre et le cinéma. Durant
ces dernières années
Marcello et son équipe ont organisé des virées
à paris pour rencontrer les
Straub (s), sont allés présenter leurs films dans
divers festivals, leurs
pièces de théâtre aussi. De la même
façon ils ont accueilli des spectacles
chez eux.
Marcello en venant
a Marseille venait aussi pour trouver un théâtre
où
présenter leur dernière création, une libre
interprétation de la tempête.
Nous avons pensé
dans une rencontre avec Yanira et jean François, les
inviter dans un premier temps à la Semaine Asymétrique,
ils seraient 8 (a
peu prés), en leur disant que nous aurions peut être
pas la possibilité
d'héberger tout le monde. Marcello ne voulait pas restreindre
le nombres
de place nous a dit qu'on se débrouillerait entre eux et
nous et aussi que
les jeunes voudrons vadrouiller dans Marseille.
Ils viendront donc avec leurs films (pour lesquels j'ai demandé
des
renseignements).
d'autre part il s'agit aussi de travailler avec des théâtres
(minoterie,
Lenche) pour leur permettre de jouer leur pièce. ( a voir
quand, pour la
semaine ce sera sûrement difficile)
D'autre part eux
voulaient nous faire venir (on avait dit en Avril mai)
chez eux pour faire des projections de nos films. Ils pensaient
aussi
trouver un autre cinéma pour en croisement faire sortir
tout le monde de
l'enceinte de l'hopital.
A cette occasion
nous avons pensé proposer un atelier, tournage à
Rome,
montage dans un deuxième temps au Polygone.
De leur côté
ils cherchent auprès des institutions des moyens, et il
est
de même pour nous, principalement pour pouvoir faire avec
eux l'atelier en
16. En sachant aussi que nous avons peu de temps et que nous pouvons
modifier le calendrier que nous nous sommes donné.
voila pour les infos.
si j'ai oublié des
choses, Yanira et JF vous pouvez les ajouter s'il vous
plait
des bises
Julie
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Répondant au caractère jaune de votre missive...
Fragments sur le colonialisme au pays natal.
Colonie pour
promeneurs au pays de l'habitat collectif de masse, le parc des
Guilands s'étend au pied de la cité de la Noue (Bagnolet, 93) et
surplombe Paris. S'y déploie une vision panoramique en triptyque, mode
de représentation classique de la civilisation occidentale.
Le projet est d'apporter des corrections à cette organisation coloniale
du monde, dans l'écoute de "Cahier d'un retour au pays natal" d'Aimé
Césaire.
Correction aux usages de ce parc, le projet y inscrit les pratiques du
skate, de la danse hip-hop et du judo, toutes pratiques ici
alternatives et incongrues.
Correction à la représentation ordonnée et maîtrisée du monde, les images du film sont déchirées, l'espace est fragmenté. Le
projet nous a menés à abdiquer la maîtrise cinématographique en
confiant une maîtrise du montage au hasard de la programmation d'un
logiciel informatique.
Nous nous efforçons de faire des films ensemble, à plusieurs, à
quelques uns, des films des films qui ne soient pas l'oeuvre solitaire
d'un auteur, des films dont la fabrication ne soit pas le fruit d'un
travail spécialisé et hiérarchisé.
Faire des films ensemble pour voir ce qu'il y a dedans.
Partager notre commune présence.
Le collectif Killmeway.
_______________________________
Plusieurs fois la commune dont vous ne verrez qu'un fragment.
Partant
du constat que, dans « le dérèglement de tous les sens » dont nous
parlait Rimbaud, gît la véritable source des productions de
subjectivité, et que les « fous », bien loin d’être les patients
passifs qu’on nous dit, incapables psycho-sociaux, toujours en demande
de prise en charge, sont aussi porteurs de savoirs, d’arts de vivre, de
création, etc, nous avons
souhaité mettre en commun nos singularités, entre «fous», «moins fous»,
«pas fous», entre cinéastes, moins cinéastes, pas cinéastes, faisant en
sorte de contourner la traditionnelle division entre eux et nous, en
échangeant nos pratiques, nos idées, autour de la fabrication d’un film.
Atelier cinéma Plusieurs fois la Commune
J'avais oublié :
amitié.
Julien
________________________________
Colonie :
[ko-lo-nie] s.f.
Réunions d'individus qui ont quitté un pays pour en peupler un autre.
Le lieu où ils se sont transportés.
E. Littré. Dictionnaire de la langue française.
> Message du 10/11/10 10:10
> De : "Kiyé Simon L" <kiyesimon@yahoo.fr>
> Objet : JCN
pour conclure avec la ceinture noire
monsieur
JCN, Julien Chollat-Namy, toujours jamais seul en personne, soit
suivi suivant un judoka obtus, soit surveillant comme lait sur le
feu un évadé d'Alcatraz, toujours représentant sans commerce tel dojo,
telle barre chocolatée, telle maison du film court, tel crêche
parentale, tel collectif plusieurs fois en commun sans commune
mesure abordant la commune, la comme une, ou là comme une ?, confondant
d'approximation sur les notions de défini et d'indéfini, de fini pas
fini, de réussite et d'échec, de solitude et de communauté... peu de
dire qu'il savonne les planches au monsieur loyal, qu'il larsenne pour
couper le micro au spectateur sentimental, trop avide de connaître son
point de vue, ses émotions, ce qui du monde l'inspire, ce qui de lui
transpire... le mystère est tel qu'il me faut envoyer ce mail commencé
dans l'intimité de notre dialogue de longue date, depuis que nous
sommes amis sur la face B de la réalité, facebook, face cachée de la
lune, instance maternelle... envoyer ce mail aux autres membres du
kollectif FF - S.A.C.R.E., pour essayer de cerner le contour de
l'HQR, homme kiri, sourit, et sans doute, dans ses moments d'égarement
ou d'épanchement, de faiblesse, donc, soupire, sa poitrine se soulevant
comme celles des femmes du 19e siècle au corset très serré... et
j'attends le jour où il aura un vrai énervement contre moi... au lieu
de rire tranquillement, c'est à peine s'il laisse percer un trait
d'agacement en renouant sa ceinture couleur de nuit pourtant
inpeccablement nouée lorsqu'il apprend son assignation à résidence
artistique au lieu dit La compagnie, lieu qu'en bon Parisien il connaît
forcément...
Kiyé Simon Luang, ceinture jaune
On diffuse à partir de mini dvs.
Fragments sur le colonialisme au pays natal dure 28'. Collectif Killmeway. 2010.
Plusieurs fois la Commune. Extraits. 25' |
Par l'eau et par le feu
de Claire Angelini
Le
25 août 2005, un immeuble vétuste brûle, au centre de Paris. L‘incendie
fait 47 victimes, causant la mort de 17 personnes d’origine africaine,
dont 12 enfants. Un chantier recouvre aujourd’hui la mémoire du lieu
devenu méconnaissable. En témoignage de cette absence et pour traiter ce théâtre d’un drame désormais effacé après quatre années d’oubli, Par l’eau et par le feu prend
le parti d’une succession de plans fixes délibérément
immobiles qui offrent à contempler la neutralité d’un espace
urbain ordinaire. Sur ces plans « photographiques » scandés
par des événements visuels minimaux — l’évanescence d’une ombre
sur un échafaudage, une colonne de fourmis sur un arbre, des voitures
qui se reflètent dans un fragment de vitre — viennent cogner par trois
fois d’autres régimes visuels et sonores, en autant d’indices de la
violence sous-jacente à ce paysage tranquille.
C’est d’abord la façon dont une voix se met à marteler des images
évoquant l’incendie, où la force des mots est relayée par une
profération très rythmique presque « rappée ».
C’est ensuite la façon dont l’actualité de l’immigration clandestine en
Méditerranée surgit, document noir opposant sa lame de fond visuelle et
sonore au paysage urbain.
Enfin, c’est un mouvement inattendu et soudain de la caméra qui nous
rapproche brusquement de la condition qui fut celle des victimes
assaillies par le feu.
Fiche technique
Durée: 11 minutes.
Format: DVD ou mini
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Le retour au pays de l’enfance
de Claire Angelini
Avec
Narriman Bougherara
Sieglide Last-Tripodi
Marie-Hélène Trevet
3 femmes / 3 pays / 3 guerres / 3 langues
Ce
film – qui s’attache à trois figures de femmes revenant, le temps de la
séquence qui leur est dévolue, sur les lieux de leur enfance –
convoque, par le dispositif qu’il a mis en place, les catégories
croisées de la mémoire individuelle et de l’histoire dans un espace
lui-même sédimenté par les couches du passé et du présent.
Entre France, Pologne et Algérie, il s’agit de réfléchir à la façon
dont nous sommes traversés par l'histoire dans les lieux où nous
grandissons. De réfléchir sur le rapport entre la mémoire subjective,
le territoire, et la conscience de l’adulte. Trois voyages qui sont réminiscence et parole confrontées à l’image et au son des paysages.
Fiche technique :
Durée : 100 minutes
Réalisation et montage : Claire Angelini
Images : Kirpal Singh (Boris) Breckoff, Sébastien Buchmann
Son : Isabelle de Mullenheim, Claire Angelini
Mixage : François Musy, Gabriel Hafner, Nos Son Mix, Rolle, Suisse
Etalonnage : Dirk Dejonghe, Kortrijk, Belgique
Développement Super 8 : Andec film, Berlin
Télécinéma : Ramses 2 Paris
Post-production digitale : Color by Dejonghe
Production : Finavril et Claire Angelini, avec l’aimable participation d’Atopic/ Christophe Gougeon, 2009.
Avec la participation du Centre National de la Cinématographie ( Aide à
l’écriture/ Aide au développement) et l’Acsé, Images de la Diversité
/Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances.
Avec la participation de la Procirep /Angoa.
Format de projection : béta numérique ou HDcam
Ratio : 16/9 letterbox (anamorphosé)
Son : Stéréo
Langue originale : français, allemand, polonais, berbère
Sous-titres : français
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be bap <bebap@free.fr>
Bonjour
Kiyé,
les
modifs sur mon film, mercredi 17h, en rouge (il y avait une faute à
mon nom, et j'ai le film en dvcam (grosse) ou dvd.
Par
ailleurs, je n'ai pas oublié le chaleureux appel à contribution de
textes, et je fais tout pour finir celui que j'ai commencé (mais du
coup, j'ai encore moins le temps de lire ceux des autres...)
Bon
courage pour ce dernier rush!
baptiste
Fleurs
noires de
Baptiste Bessette 2010 / 36’
/ DVCAM OU DVD (c'est
une grosse dvcam...)
La mémoire de la bombe atomique et de
ses terribles effets constitue l'identité de la ville de Hiroshima,
reconstruite autour du Parc du Mémorial de la Paix. Mais l'herbe a
repoussé et le temps a effacé les traces de la désolation
atomique.
Jeudi 25 novembre
Guy Gilles et le temps désaccordé
de Gaël Lépingle et non Gaëlle Lépingle !
2008 / 59’ / 35mm (1.66)
1958.
Un jeune homme de vingt ans quitte son Algérie natale pour aller faire
sa vie. Cinquante ans plus tard, trois adolescents et un grand
appartement donnant sur un boulevard parisien. Au détour d'une pièce,
d'une fenêtre, d'un visage, reviennent les films de Guy gilles, les
traces, les voix et les images d'une oeuvre méconnue, désaccordée à son
temps
PS : par ailleurs, Gael présente son film
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LA STRATEGIE DES ANCHOIS
Film documentaire long-métrage – Durée : 1h37
Auteurs : Hervé Grazzini et Bernard Boespflug
Montage : Eric Renault
Il est des évènements qui marquent une époque, qui en sont la
quintessence. Raconter ces histoires revient à tenir la chronique de
cette époque.
Le long conflit social des ouvriers de Nestlé de l’usine de Saint-Menet
à Marseille symbolise cette année 2005, année du référendum sur la
constitution européenne. La désindustrialisation et les délocalisations
étaient au coeur des angoisses de la société française et donnaient la
victoire aux partisans du non.

Toutes les questions portées lors de ce référendum, les ouvriers de
Nestlé les vécurent, s’en emparèrent et en nourrirent leur lutte. Pour
eux, la réponse à ces angoissantes interrogations fut l’action, à corps
perdu. Ils étaient les marins d’un navire que le capitaine avait
abandonné arguant qu’il allait sombrer.
Seulement, les marins connaissaient mieux leur bateau que leur capitaine.
Mais au-delà de la lutte, ce que met en lumière l’aventure collective
des ouvriers de Nestlé fut la question de la Démocratie au sein d’un
système antidémocratique qu’est l’entreprise et plus généralement dans
un monde en pleine mutation libérale. Cette problématique majeure ne
fut pas juste une simple idée théorique qui traversa le conflit, elle
fut le moteur de ce combat singulier contre la pieuvre de Vevey.
La prise de parole fut l’arme des ouvriers dans ce combat perdu
d’avance. Cette parole, qui circula entre les ouvriers, qui irrigua
Marseille et sa région puis la France et l’Europe, fut si dense qu’elle
sera entendue par le pouvoir politique et judiciaire, finit par faire
céder le géant de l’agroalimentaire. Une victoire au goût amer. Ce
verbe haut et digne constitue la colonne vertébrale de La stratégie des
anchois.

Ce
film documentaire de long-métrage raconte cette histoire en se plaçant
au milieu des ouvriers de Nestlé Saint-Menet. Parmi les lutteurs, car
ce conflit a été filmé de l’intérieur par Hervé Grazzini, fils d’un
travailleur de l’usine de Marseille. Dans ce film, nous voulons mettre
en avant une parole à la fois singulière et collective et qui, le temps
du conflit, a flirté avec l’utopie d’une classe ouvrière qui prend son
destin en main et qui croit en des lendemains qui chantent.
Cette
histoire prend un relief particulier en pleine crise financière. Elle
est une fidèle photographie des conséquences de cette économie
virtuelle sur le réel. Cette nouvelle dimension ouvre d’autres champs
de réflexion que nous introduisons dans le récit.
Hervé Grazzini & Bernard Boespflug
Présentation du film
Bio filmographie de B. Boespflug
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> De : "julielisa@no-log.org"
> Envoyé le : Lun 8 novembre 2010, 20h 18min 55s
> Objet : re: mail liste a completer
>
> quand je parle de soupe, je pense bien entendu à la soupe au pistou dont
> caro D connait très bien la recette!
>
> julie
Message du 08/11/10 20:32
> De : "Kiyé Simon L" <kiyesimon@yahoo.fr>
> Objet : Re : mail liste a completer
> Julie, à ce rythme là, on ne tiendra pas jusqu'à la semaine a, encore moins
> jusqu'à la semaine b
> la soupe au pistou de Caro D, ne pas confondre aux petits oignons avec Caro T,
> tout le monde la connaît : c'est pois chiche, chiche ? avec beaucoup de
> lentilles...
>
> blog l'orient de l'Orient
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> Message du 08/11/10 20:17
> De : julielisa@no-log.org
> Objet : tonino de bernardi
Bon, tonino vient avec sa monteuse (qui voudrait présenter un film) un deal que je lui avais proposé.
Génération boris lehman, il tournera avec sa jeune et belle monteuse un
morceau de son film a marseille durant sa présence avec nous.
Ces dates changent du coup du 23 au 26. Nos deux dinosaures pourrons partager la soupe des plus jeunes.
Est ce qu'on fait des économies dans tout ça, je suis pas sûre, en tout
cas pas dans mon tableau.
Mais ca promet!
des bises
julie
Tonino de Bernardi
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La stratégie des anchois




Débat après le film La stratégie des anchois
avec Hervé Grazzini et Bernard Boespflug
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Lyon, le mercredi 11 novembre 2009
Le cinéma indépendant pourrait être associé à ces mots : le manque, le désir et la solitude.
Pour ma part, j'espère pouvoir continuer à fabriquer des films à plusieurs. Pour l'indépendance, nous verrons plus tard. Sinon pour ce qui me travaille en ce moment, voici un petit texte :
"Lyon, le mercredi 11 novembre 2009
Ici s'achève le journal de bord du film les oiseaux d'Arabie. Bientôt s'achève l'année de mes trente ans.
Le film a été projeté plus d'une dizaine de fois. On peut donc penser qu'il a été vu par plusieurs centaines de personnes. Bientôt d'autres festivals en France et à l'étranger. Le film va continuer sa vie, en dehors de moi. C'est-à-dire qu'il ne m'appartient plus, il appartient maintenant à celui qui le voit.
Je commence à écrire un autre projet de film à Djelfa. Le désir d'y retourner, là-bas, et de faire quelque chose ensemble. Quelque chose à partager. Quelque chose de l'ordre du cinéma, c'est-à-dire quelque chose avec la matière des sons et des images.
Dans un café de la Madrague, en banlieue d'Alger, je parlais politique avec un prénommé Malik. Il me dit qu'aujourd'hui le vrai problème dans nos sociétés c'est la question : « à quoi tu rêves ? ». Alors oui, à l'heure de la société du spectacle et du mythe de la réussite individuelle, à quoi je rêve. Je rêve de la poussière sur les trottoirs de Djelfa, je rêve du sourire d'Ilyes, je rêve de liberté et je rêve du coeur.
Un désir fort d'un film projeté en pellicule. Un film comme une expérience sensible collective. Un film dont chaque projection soit une mise en danger de la matière même du film. Un film qui se dirige vers le déluge. Un film comme une quête de la lumière, de la figuration de l'homme. Des grains de lumières dans le noir. Une géométrie du monde projetée. Incarnation."
A bientôt, David Yon
Bonjour,
Personnellement,
je préfère le synopsis ci-dessous. Très content de venir
vous voir bientôt, Bien à vous et bon courage pour cette
S-1, David Yon
Mardi
23 novembre 17h Les
Oiseaux d'arabie de
David Yon
2009
/ 39’ / super8/dv
SUPPORT
DE PROJECTION : mini-dv
Simone
Weil et Antonio Atarès, un paysan anarchiste espagnol exilé en
France, puis déporté en Algérie, échangent une correspondance.
Entre le passé de ces lettres et le présent de leurs espérances
dans des images d’aujourd’hui.
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