Semaine
Asymétrique 2010
Asile
politique
Marseille
Bruxelles
Les 23, 24 et 25 avril 2010
|
3
jours asymétriques
Projections / débats / rencontres |
AJC / Film flamme - SACRE Studio Autonome
du Cinéma de RecherchE / Cinéma Nova / VOA / VOX
De 12h à 18h à la Compilothèque,
50 Quai des Péniches, 1000 Bruxelles
De 19h à plus d'heure au Cinéma Nova, 3 Rue d'Arenberg,
1000 Bruxelles
Repas
/ rencontre dés 12H...
Projections improvisées : film / collectif / ...
---
Samedi 24 avril --
Compilothèque
- 13h
Intime/Monde de Yuen
16' / 2008 / DVCam
|
|
Intime/Monde
est un projet de création multidisciplinaire, associant l’image,
la recherche, la création sonore et l’intervention d’une
danseuse. Passer de l’intimité du regard de l’auteur
à un contexte urbain à Hong Kong, une attention particulière
est consacré au son, qui associe l’image à partir
de repérages sonores dans la ville.
La recherche parallèle entre l’image et le son est porteur
du projet et interroge le spectateur sur la notion de lieu, d’environnement,
de proximité ou d’éloignement. L’aspect
sensoriel dans le film rend compte de l’errance de l’auteur,
de la danseuse et du preneur de son dans l’espace urbain.
L’image est simple et brute, cadrée telle une photographie
en mouvement dans une infrastructure urbaine, traversée par
la gestuelle de la danseuse et des actants involontaires de la ville.
La présence de l’eau dans le film apporte un contraste
visuel et sonore entre la démesure de la ville et la matière
liquide, l’englobant un territoire dans sa densité.
La
ville est vivante. Elle grésille, bourdonne sous le martèlement
des marteaux piqueurs, les roues des voitures. Rue, chantiers, terrains
vagues ou toits, je m'y perds, pour restituer ce corps en mouvement
jamais détruit, toujours en reconstruction.
La ville est vivante, c'est elle qui m'habite.
Compilothèque
- 14h
Boris Lehman Projection improvisée
en 16mm
Isabelle Wuilmart La leçon de
cinéma
La leçon de cinéma de Pierre Gurgand
Responsable
des ateliers menés par l’institut National
d’Education Populaire entre 1976 et 1983, Pierre Gurgand donne
une leçon à ses élèves qui eux-mêmes
filment cette leçon.
Une pellicule retrouvée au milieu de celles avec laquelle Aaron
Sievers réalise Flacky et camarades.
"CinéLumière"
Réalisations collectives d'un groupe d'adolescent
de la ville de La Ciotat
La subtile mémoire des humains du rivage
Ateliers Cinématographiques Film flamme
2004-2005 / 16 mm / 40 mn |
|
Beau
temps. Plongée sur la mer, de la terrasse du jardin botanique.
Il verse doucement jusqu’à la roche creusée,
étrangement organique des plages de Figuerolles. Les grillons
se frottent les ailes.
La
mer : un morceau de nature brute où les filles viennent mouiller
leurs Jean’s, se tordre les pieds et rigoler un bon coup.
La baraque foraine installée sur le parking clignote et babille
de toute sa camelotte.
Un
ouvrier raconte l’histoire du chantier naval, sa fermeture
et les conséquences sur la jeune génération.
« Toutes ces cavales, si tout le monde travaillait il y en
aurait pas.»
Le
spectateur est dans la peau, voit par les yeux et entend par les
oreilles d’un extra-terrestre. Voyage au bout de l’étrange.
Deux
frères jumeaux, attachés à la personnalité
des frères Lumière, recherchent les traces qu’ont
laissés dans la ville ces inventeurs du cinéma. Un
train passe.
«
Figuerolle : Que du bonheur ! » déclament les hôtesses,
devant une plage nue comme un galet en avril. Un rien d’ironie,
de tristesse pointe derrière le sourire.
Questions
sur la sexualité féminine, interview-éclair
d’un policier, course poursuite dans un Capharnaüm de
matériel de bureautique, cris de bêtes, un film «
manifeste ».
Un
horrible meurtre est commis dans l’assourdissant décor
du chantier naval. Sous la grue de 40 mètres de haut, le
fantôme va assouvir sa vengeance.
Ils
sont embauchés sur le chantier naval avec Insertion-mer,
et évoquent leur vie avec humour. « On est des délinquants,
tu vois, on travaille seulement le matin… »
Parodiant
des sketchs de studio télévisuels, deux garçons
jouent les travelos naïfs en déambulant dans les rues
en robes légères.
Une
héroïne, cachée sous les traits d’une jeune
fille ordinaire, possède des pouvoirs… dans ses chaussures
!
Un
amoureux des romans de fantaisie nous guide dans les forêts
séculaires, où règnent les nains, les gnomes
et les sages.
De
couplets impertinents en chœurs rythmés, des filles
des Iles nous font danser les oreilles, à l’envers,
à l’endroit et en travers.
Compilothèque
- 16h
Pierre-Michel, orchestre à fictions de
Maddy Delsipée
1985 / DV / 45 mn
|
|
La
rencontre avec Pierre Michel, à la fois écrivain, peintre,
cinéaste super 8, bédéiste, épistolier,
dessinateur, prématurément disparu en 1981, lui a donné
l’envie de témoigner de cette trajectoire fulgurante,
déjentée et violente, proche, dans la gestuelle et les
couleurs, de Cobra et par ailleurs inclassable.
Ce portrait post-mortem de Pierre Michel se refuse à toute
biographie, à tout commentaire ou interview, à l’exemple
du peintre que l’on va voir atteint d’un mutisme ironique
dans une émission de la RTB citée dans le film.
Suite de
lettres, de tableaux, de manuscrits, d’extraits de film, cet
autoportrait par œuvre interposée est porté par
la scansion du peintre enregistrant ses textes et par une musique
populaire et provocante.
Cinéma Nova
- 19h
AJC > Super8/XPRMTL
Ayant quelque peu
délaissé la pellicule depuis la fin des années
1990, l'Atelier Jeunes Cinéastes (AJC!) renoue avec ses premières
amours en lançant un appel à projets de films expérimentaux
réalisés en super 8, ayant tous comme point de départ
une même photographie, propice à la multiplicité
des points de vue. En voici le résultat...
Balade
au luna-park
Marie-Paule Stokart, B, 2010, S8/video, 10'
La forêt, une fois
Peter Snowdon, B, 2010, S8/video, 10'
Le B.A.N.C.
Elisa Fay, B, 2010, S8/video, 10'
Putain lapin
Guerin Van De Vorst, B, 2010, S8/video, 10'
Cinéma Nova -
20h
|
Flacky et camarades d'Aaron Sievers
2008 / 16mm - Béta sp / 107 mn
|
 |
Entre
Lens, Sallaumines et Lievin, des stages de formation et de réalisation
de cinéma direct ont été mis en place par Pierre
Gurgand et l’institut National d’Education Populaire entre
1976 et 1983. La remise en vie de ces filmages a été
confiée, après le décès de Pierre Gurgand
en 2003, à Aaron Sievers.
«
Dans l’équipe, certains tiennent pour la première
fois une caméra, pour tenter d’émulsionner avant
qu’elle ne disparaisse, l’histoire des houillères.
Dans les décombres de béton et de métal emmêlés,
la fragilité des images, entre surexposition, flous et filages,
fait surgir l’humain comme une apparition… »
La
fragilité des images inversibles, comme la réelle présence
des stagiaires, perceptible dans la matière filmée à
travers les mouvements, les tremblements, les temps de prise de vue
et leur rythme, ont conduit Aaron à conserver la durée
originelle des plans, sans coupe…
« Il s’agissait tout d’abord d’extraire la
parole des mineurs, d’extraire leur mémoire et la remonter
à la lumière. On prend le temps de s’asseoir avec
eux au bistro du coin, pour bavarder… Et boire un coup ou écouter
un poème… écouter les récits du travail,
la haine, le combat… et leur amour aussi.
Dans le souffle difficile des voix de silicosés, ce qui persiste
avant tout, c’est cette mémoire de Flaczynski, Flament,
Jules et Marguerite Grare, les Debarge, le rire de Paul Beaulieu,
les femmes de mineurs polonais, le résistant Moreels et les
autres syndicalistes dont on ne sait pas les noms. »
Retour
à la page accueil de la semaine asymétrique