Studio Autonome
du Cinéma de RecherchE
(SACRE)
Le SACRE
est un projet de soutien concret aux films et démarches
artistiques qui ne trouvent pas facilement, ou pas du tout,
les moyens de leur réalisation dans le contexte de
la production industrielle.
Il remet en question toute la chaîne de création
cinématographique dans la perspective de s'inscrire,
culturellement, dans l'histoire du cinéma hors capital(e),
en s'appuyant largement sur les expériences cinématographiques
collectives.
Le SACRE n'est pas défini par un lieu ou un espace,
il intègre des expériences qui peuvent avoir
lieu partout... Les démarches cinématographiques
sont soutenues pour leur innovation d'écriture, pour
la capacité de l'auteur à s'inscrire dans
le moment social ou pour leur caractère pluridisciplinaire.
Il s'agit de participer à l'émergence d'un
cinéma qui s'interroge sur l'écriture cinématographique
autant que sur le contenu des films, sur le rapport au public
(en aval de la réalisation) autant que sur l'engagement
des auteurs (en amont).
Le SACRE, ni Film
flamme, ne sont des producteurs. Pour autant
ils se substituent parfois à ceux-là quand
ils sont défaillants et ne remplissent pas leur rôle.
Le SACRE appuie auprès d'eux la démarche des
auteurs, pour lesquels il mobilise les moyens techniques
de Film flamme et du Polygone étoilé.
Mais il reste souhaitable que les auteurs soutenus par le
SACRE, continuent à entretenir des relations directes
avec les producteurs qui veulent s'engager sur leurs projets.
Le SACRE est une invitation collective à l'autonomie
de réalisation, comme à l'autonomie de diffusion.
Il ne s'agit donc pas de faire de la prestation de service
audio-visuel (ni rien qui relève "du service")
mais d'être un centre de ressources engagé.
La mise en commun des outils du cinéma de recherche
à travers le SACRE, dynamise la réalisation
de films tant sur le plan économique que sur le plan
artistique.
L'association Film flamme tient à
rester libre de ses choix et de ses soutiens. Cependant
le SACRE s'attache à la confrontation publique de
son action.
Pour celà, elle travaille à la diffusion des
films dans le réseau des salles de cinéma,
par préférence à la télévision
où le rapport au public est occulté au profit
d'un audimat anonyme.
Elle s'appuye aussi sur les projections publiques au Polygone
étoilé pour expérimenter des
axes de réflexion.
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