1895 REVUE D’HISTOIRE DU CINEMA n°63, Printemps 2011 : Céline contre Re-noir, Gérôme précurseur du peplum, le document en URSS, le montage alterné avant Griffith, le RP Pichard et Jean Rouch
Le dernier numéro de 1895 REVUE D’HISTOIRE DU CINEMA daté du printemps 2011 inaugure une nouvelle maquette et institue son changement de titre qui comporte désormais les mots Revue d’Histoire du Cinéma à côté de 1895. Le sommaire de ce numéro 63, le premier de l’année en cours, expose à nouveau un ensemble d’études et de réflexions touchant à toutes les périodes et à de nombreux aspects de l’histoire du cinéma, notion entendue au sens élargi du terme.Ainsi le Point de vue, dû à Laurent Guido et Valentine Robert revient sur le rapport que la récente exposition GEROME au Musée d’Orsay a établi entre cette peinture d’histoire de la fin du XIXe siècle et le cinéma. Faut-il appréhender Gérôme comme un précurseur du peplum ou étudier les échanges et les interactions entre médias et « séries culturelles » à l’avènement du cinéma – dont la peinture, la gravure, la photographie, les tableaux vivants ?Dans les parties Etudes et Archives de ce numéro on parcourt l’histoire du cinéma des premiers temps aux années 1960.Ainsi André Gaudreault et Philippe Gauthier étudient l’émergence d’une figure centra-le pour la narration cinématographique, souvent rattachée au seul David Wark Griffith, celle du MONTAGE ALTERNE dans le cinéma des premiers temps.De son côté, Aya Kawamura s’intéresse aux pratiques documentaires soviétiques dans les années 1920-1930 à l’intersection du cinéma, de la photographie et du reportage illustré, dans la perspective d’une création collective à laquelle Vertov, Rodtchenko, Trétiakov participèrent via l’intervention des « CORRESPONDANTS-OUVRIERS ». Enfin Mélisande Leventopoulos donne corps à un personnage à la fois charnière et symptomatique des rapports de l’Eglise et du cinéma dans la France de l’après-guerre à la fin des années 1950, le REVEREND PERE PICHARD pour qui la modernisation de l’Eglise dépend de l’usage religieux des supports audiovisuels d’expression et qui rencontra l’incompréhension de son institution.A la sortie de la Grande Illusion de RENOIR, Louis-Ferdinand CELINE (dont il était question de célébrer cette année le cinquantenaire de la mort) se déchaîna contre ce film « judéo-bolchévique » dans plusieurs pages de son pamphlet Bagatelle pour un massacre. Jean-Paul Morel revient sur cet épisode peu commenté puisque le texte demeure inaccessible depuis la Libération.Catherine Papanicolaou pour sa part examine la collaboration entre PIERRE BRAUNBERGER et JEAN ROUCH qui s’est développée des Fils de l’eau à Jaguar. La partie Chroniques de la revue offre à l’accoutumée des comptes rendus d’expositions, de colloques et un ensemble de notes de lecture approfondis d’ouvrages ou de périodiques importants pour les études cinématographiques ainsi que des analyses de dvd rééditant des films du patrimoine.
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