"Vivants et nus"
de Jean-François Neplaz



Synopsis


Le film e
st construit en séquences. Elles donnent le sentiment de discontinuité. Ce n'est que le film achevé qu'on ressent le voyage, le déplacement, le mouvement donc, une situation initiale qui aurait évoluée. Quelque chose comme un récit.
Même s’il s’agit de si peu de mouvement… Le vivant est peu de chose… Une infime chance de vie dans un univers…

1 / La paix araignée
Un départ en voiture (ou une arrivée ?) à Paris, et puis très vite, le froid, la neige, un soldat mort peut-être, étendu en tout cas…
Un cri strident, un râle ?…
Une femme, puis deux femmes dans la neige…
Cygne rouge.

Des enfants à la balançoire, le bord d'un lac, des cygnes blancs et leurs petits. Temps de paix. D'ailleurs une cérémonie militaire du souvenir (de la guerre) ou un couple faisant l'amour flou. Une promenade en bateau …
Mais derrière la carcasse ça craque. Ronflement de moteurs un peu sinistre, le bruit menace vient du ciel… Le vent y va aussi de sa rupture. Claques.
Cygne noir…

2 / l'amour, les jeux, la guerre (la TV)
Voyage : Voiture et littérature de gare. « Thimoty Superflingue ».
Jeux d'uniformes et guerre "civile". Guerre rampante et 14 Juillet. Des cris encore... Des questions inquiètes : "C'est toi ?"
Métamorphose amoureuse : accouplement d'une femme-tigre et d’un homme-uniforme. Cris, râles et armement…
Dans le froid et la neige la femme soldat hurle, et l'eau glacée vient à lui lêcher les pieds.

3 / Le voyage
Deux femmes dans la rue et une troisième... Rires, histoires cosmiques racontée au café. Sur l'écran TV, Boris Eltsine déclame des poèmes de Maïakovski. Avant le départ en bateau.
Puis c'est l'embarquement. Comme un chantier, un arrachement à grand peine. Comme l'énergie des hommes prise à l'amour.
Une femme, puis deux femmes sur la passerelle. Entre elles, un homme. Et l'amour. Et l'inquiétude...

4 / Le travart
Au bout du voyage, des dockers aux yeux bridés veillent en riant l'arrivée du navire. Etrangereté d'une ville à tour perdue. Etrangereté d'une cérémonie musicale. Un oiseau et une aile d'avion sur les notes qui se cherchent, games en désaccord... Une ville de dockers (Kobe, avant le tremblement de terre qui la détruira !)
Un homme occidental brasse dans son atelier des matériaux de chantier... Fers retords et béton fluyant en flaques. Images brutes. incompréhensibles gestes de confrontation à une matière. Comme une terre étrangère
Musique sage. Dans l'orchestre une femme hurle. Et reprend place dans la formation... La musique se fait criarde... Grinçante... Des hommes au travail se mettent à "chanter". Voix âpres. Des "objets" glacés et marqués d'idéogrammes (des thons congelés). Les hommes chantant font commerce de poisson.
Des pêcheurs en grêve. Une langue étrangère (corse). un tract en lettres volantes. Le vol se fait violence. Souffles assourdissants des réacteurs, défilé du temps dans le rugissement des tuyères... Que sont les hommes et leur geste sous la (pro)pulsion des machines ? Energie contre énergie... Temps contre temps... "L'étang de Diane" dit le texte encore...

5 / Le vol temps
Quand le souffle s'apaise, une femme frêle se mue en oiseau... Sans doute inspirée du vol, elle s'essaie à l'apesanteur, à l'énergie animale... Et au cri. Mais aucun son ne veut sortir de son bec... Et crier lui reste dans la gorge... Sauf peut-être le cri de l'accouplement. Entre la femme-oiseau et l'homme-nu
Sur un chalutier en mer. Conversation radio entre le patron et un homme à terre. Dialogue auquel l'accès nous est interdit faute de pouvoir "décoder" le langage des marins. Travail du bord. Treuils, chaînes, filets, crochets, gestes des hommes... Le vol rasant des oiseaux de mer. Conversation téléphone entre deux hommes à chaque extemité du monde. Ils parlent d'une femme, d'un autre continent, que chacun d'eux a connu. Un aviateur se prépare au vol, salué par la foule. Après le décollage, l'avion (c'est "l'oiseau blanc" de Nungesser et Colli) se sépare du train d'atterissage qui retombe au sol. La presse annonce la réussite de la traversée de l'Atlantique par les deux héros..
Au dessus du chalutier on entend passer l'avion. La femme à la caméra le regarde.

Textes et écrits divers
     
Fax de Jean Douchet (rubrique textes)

Notes de Jean-Paul Curnier (rubrique textes)

*  Autour de vivants et nus
(rubrique textes)
Discussion en chambre de bonne, entre Nicolas Le Bras et Chloé Scialom en réaction à la vision de Vivants et nus de Jean-François Neplaz.

Fiche Artistique

 
Scénario / Screenplay : Jf Neplaz / Gaëlle Vu / collectif
Image / Photography : Jf Neplaz / Collectif
Montage / Editing : Christian Cuilleron / Jf Neplaz
Musique / Music : Vivenza
Son / Sound : Yann Vu-Dinh
Interprétation / Cast : Ninoschka Jourdan / Jean Michel D. / Serge G. / Morgane et Johanna. / Jean Chazy / Cathy Kuhn / Isabelle Slempkes / Taeko Mori / Gloria Mecoli / Gianni Toti / Simonetta / Vivenza / Gaelle Vu / Jean-François Neplaz / ENOS

Fiche Technique
     
Titre original / Original title : Vivants et nus
Sous titre :
Année de tournage / Year of production : 1994
Année de diffusion /Year of : 1995
Durée / Running time : 102 mn
Producteur / Producer : Gaëlle Vu pour Profil (Grenoble)

Format de tournage / Screenplay :
16 mm
Format de post-production / Screen ratio : Numérique D1
Format de masterisation / Mastering format : Numérique D1
Langue originale / Original language : Français


 
Diffusions ou festivals


* Ouverture des Instants Vidéo de Manosque 1994
* "Le Magasin" Centre d'Art Contemporain de Grenoble 1995
* Musée d'Art Contemporain de Nice 1996
* Ciné 104 à Pantin 2006
etc ...

 
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