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Samedi 6 juin de
9h à 12h30 et de 14h30 à 19h30
LA VIOLENCE DES IMAGES AU CINEMA

Pour l'année 2009 l'association Cinépage
propose un parcours de réflexion sur le thème :
La violence des images dans le cinéma.
En effet, nous n'en avons jamais terminé de réfléchir
sur la violence qui prend des
formes nouvelles.
Peut-on en finir ? Comment ? Quel rôle peut jouer le cinéma
dans une réflexion sur
la violence. La puissance des images peut-elle avoir des répercussions
et lesquelles?
Faut-il éviter la violence au cinéma, l'affronter ? Une réflexion
sur la violence
nécessite-t-elle de passer par des images violentes ?
Violence gratuite, violence justifiée, comment discerner ?
ANIME PAR CAROLE DESBARATS
Directrice des Etudes à la FEMIS, coordinatrice d’un ouvrage
collectif Violences du Cinéma
(Accor, 1996)
"La question de la représentation de la violence au cinéma
est surtout intéressante si on le la considère pas avec a
priori mais plutôt à partir d'exemples précis et circonstanciés.
En effet, comme le cinéma est un art, il n'existe pas d'impératif
universel qui permette de séparer de manière catégorique
le bon grain de l'ivraie, ce qu'il faut montrer de ce qu'il faut s'interdire
de rendre visible, une violence acceptable d'une qui ne le serait pas. D'un
cinéaste à l'autre, d'un film à l'autre, la frontière
fluctue, et devrait-on rajouter, d'une époque à l'autre, d'un
point de la planète à l'autre. Mieux, nous savons tous que
le seuil de tolérance de ce que nous pouvons accepter de voir-et
d'entendre- au cinéma varie ne serait-ce que pour nous mêmes,
tout au long de notre vie.
Est-ce à dire que l'on doive s'interdire de porter un jugement sur
ces questions ? Certainement pas, et ce d'autant plus que la représentation
de la violence est omniprésente et qu'elle touche tous les genres
au cinéma, de la fiction au documentaire, de l'essai à l'animation,
du mélodrame au burlesque.
Il est au contraire passionnant de s'interroger sur la façon dont
la violence a été mise en scène par un réalisateur,
dont elle s'inscrit ou non dans une chaîne causale, sur son utilité
scénaristique ou sa gratuité, et surtout sur la place qu'elle
ménage au spectateur.
En fait, à parler du problème soulevé par la représentation
de la violence au cas par cas, on se construit une boîte à
outil personnelle, un argumentaire qui permet à chacun de se situer
face à un plan insupportable, qu'il soit vu au cinéma ou sur
petit écran...Et, plutôt que de refuser les films "violents"
d'emblée, peut-être vaut-il la peine de les soumettre à
un point de vue critique, informé par la relativité de ces
questions mais aussi par la multiplicité d'exemples qui, de Hollywood
aux studios de Boulogne nous aident à faire des distinguo, proposant
une alternative au rejet répulsif ou à la fascination
bégayante."
Cette réflexion sera abordée à partir de plusieurs
extraits de films et la projection d’un long métrage.
Vous trouverez
ici un bulletin d' 'inscription à retourner à l'association
Cinepage.
Compte-tenu de l'ampleur de ce thème, nous avons pensé
qu'il serait plus intéressant
de ne pas le traiter en une seule séance mais plutôt d'envisager
un parcours qui
s'enrichirait de plusieurs interlocuteurs confrontant des points de vue
différents.
Une table-ronde aura lieu à la BMVR (Alcazar), le samedi 24 octobre
2009 en présence
d'un philosophe, d'un spécialiste du cinéma et d'un réalisateur.
Plusieurs films
seront également programmés à cette occasion.