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Vendredi 21 MARS à 20h30

Peuple et Culture Marseille, s'installe au Polygone étoilé
Dans le cadre de son cycle de cinéma documentaire :étrange étranger

Entrée libre
accueil avec buvette à partir de 20h00

Le regard métamorphose

Ce cycle de films documentaires est une proposition de l’Atelier de programmation de
Peuple & Culture Marseille
Un groupe de personnes, pendant 7 mois, a visionné, échangé et sélectionné des films pour élaborer collectivement une programmation de cinéma documentaire.

Au programme

Cadavres exquis, Collectif (France, 2007, 6 mn)
“Un film qui inspire une musique qui inspire un film qui inspire une musique...”

France 2007 de Jun Gee Jung (France, 2007, 20 mn)
« Mon projet était là et le lieu (leur camp) s’est imposé de lui-même.
J’avais déjà fait des photographies des Gitans, ainsi que de SDF, c’est à dire des privés de droits sociaux et économiques.
J’avais choisi, pour ces photographies, d’être présent avec eux dans le cadre, le visage non visible et de jouer ainsi sur ma différence et ma présence à la fois.
Dans France 2007, j’ai d’abord tenté de transposer assez directement en cinéma ce principe adopté pour la photographie.
Je voulais faire des plans fixes avec les gens, les rendre immobiles comme pour fixer le temps, et avec surimpression, nous mettre en mouvement par opposition (...) »
Jung Gee Jun, extrait de l’entretien issu du quotidien du FID Marseille 2007.

Jun Gee Jung est sud-coréen. France 2007 est le premier film du jeune réalisateur. Après une formation en photographie et en cinéma à l’université de Hunnam en Corée, il arrive en France où il travaille en lien avec l’école des Beaux-Arts de Saint Étienne ses recherches en photographie. En 2005, il intègre le collectif Film Flamme et participe au film collectif Besoin de rien, 1er mai 2006.
Il réalise ses films seul et pratique un travail artisanal de la pellicule, qu’il développe “dans sa baignoire”.
Diplômé de l’Ecole Supérieure des Beaux Arts de Marseille, il prépare actuellement le diplôme National Supérieur d’Expression Plastique de l’Ecole des Beaux Arts de Genève.

Khak e Tadjikistan de Anne-Céline Bossu (France, 2007, 28 m)
Au Tadjikistan des regards, des visages, des gestes quotidiens, des voix qui nous parlent bien qu’on ne les comprenne pas. Nous les entendons: une humanité familière, accueillante. “Nous sommes tous des invités sur terre. Je suis partie au milieu des montagnes, loin, là où la terre se nomme Zamin. Sar Zamin, ob o gèl, mars o bom, vatan...”


“Le film L’Hôte / Khak e Tadjikistan ( territoire du Tadjikistan) / Zabon ( la langue) a été réalisé après un voyage au Tadjikistan. Le scénario du film est un journal de voyage construit sur le mode narratif de la réminiscence, et son évolution dans le temps.
Il y a trois étapes à cette réminiscence :
les images immédiates du voyage, le retour avec la mémoire qu’il implique, et le souvenir de la langue.
En privilégiant la simplicité du quotidien, j’ai voulu respecter une réalité brute : celle de ces gestes qui semblent inscrits dans un cycle perpétuel. Chez les personnages, il émane quelque chose de hiérarchique dans leur posture, dans leur gestuel. Dans ces portraits sensibles, je m’adresse aux sentiments plutôt qu’à la réflexion.
Les images et le sons collectés au Tadjikistan m’ont servi à tracer une trajectoire théorique, un mouvement allant de mon espace privé vers l’espace privé d’un autre.” Anne-Céline Bossu

Diplômée de l’école supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, Khak e Tadjikistan est le premier film de Anne-Céline Bossu.

Love and Words de Sylvie Ballyot (France, 2007, 44 mn)
Aller-retour entre un pays étranger et le sien. Impressions qui se fixent au cours du voyage, succession d'images et de mots. Au fil des yeux qui se croisent et des mots qui s'échangent, l'amour, des regards qui s'inversent.
Ainsi commence le film: "Je pars au Yémen pour filmer une femme. Le tournage s'arrête au bout de quelques jours car il met la vie de cette femme en danger. Que filmer dès lors ce que je voulais filmer s'avère impossible?”

“Quand j’ai compris le danger de filmer les femmes là-bas, j’ai pensé que mon regard pourrait servir de filtre pour pouvoir dire.” Sylvie Ballyot


Après un DEUG de Lettres Modernes, une maîtrise de communication et marketing et un diplôme du département montage de la FEMIS, Sylvie Ballyot réalise plusieurs courts métrages.
Puis elle se lance dans l’écriture de long métrage comme Eden, Alice. Elle co-réalise Regarde-moi, Tu Crois Qu’On Peut Parler D’Autre Chose Que D'Amour ?, L’Homme Sans Nom et Héros Désarmés avec Béatrice Kordon.
Elle a aussi été l’assistante monteuse de Tonie Marshall sur Enfants de Salaud en 1997.


Plus d'Informations au 04 91 24 89 71 ou sur le site de Peuple et Culture Marseille

 




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