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Mercredi 5 Décembre 14h
Semaine Asymétrique
14h-17h
Faille de Gaëlle Vu, 1996, 53'
C’est à travers l’exploration de l’exil et de la personnalité de son père vietnamien, qu’elle retrouve les fils qui la relient à une culture, et à une histoire politique. Elle tend l’oreille aux battements d’un silence où l’explosion sourd comme la joie de l’amour filial.
Déjà jadis !, de Christophe Van Collie, 30'
A partir d'un film de famille qui décline les moments et les lieux communs, dans une tentative de retourner à l'essentiel, nous tâchons, du bout des lèvres, d'effleurer les questions cruciales de la transmission, de l'autonomie et de la réappropriation par l'homme de son existence.
17h-19h
Nature morte de Susane de Souse, (Espagne), 70'
Film Programmé par Attila Kiraly du Slow Film Festival (Hongrie)
La cérémonie de Sumo , 2002, 5'
Une fois par an, dans un parc de Tokyo, se réunissent en dehors de la compétition qui d'ordinaire les accapare, les lutteurs de sumo. Ils offrent au public massé là, assis par terre sous le soleil, la cérémonie du combat et le spectacle de leurs corps, masses de chair lancées les unes contre les autres. Chairs contre chairs. Corps contre corps.
19h-21h
Repas
Collectif : Pâte aux choux fleur
21h-minuit
La terre rouge de l'enfance de Kiyé Simon Luang, 2004, 20'
C'est une remontée aux limites de la mémoire. Le fleuve Mékong en guise de métaphore de ce que pourrait être le cinéma : ce qui survient adopte la forme d'un écoulement sans fin. L'histoire s'émancipe de toute préoccupation d'intrigue. Elle est ce qui passe dans le scintillement des jours.
Annoncer Saint-Paul, film du DOJO, 11’
Si les films et le montage valent un peu, c'est bien parce que l'intégralité de la vie ne vaut pas grand-chose...
Film
publicitaire pour l'homme qui rit
de Julien Chollat- Namy, 54'
Le
film sera précédé des vingts dernières minutes
de la Bande annonce pour l'Homme qui rit
Quelques vagues généralités sur ce qui est un EXTRAIT du film publicitaire.
Attention
: il ne s'agit que d'un extrait, et c'est tout ce qui existe du film pour
le moment (???)
Mais ça n'a ni début ni fin : à considérer
comme une séance sur un travail en cours.
Généralités :
Le travail poursuivi envisage le cinéma comme pratique.
Il ne s'agit donc pas de "faire des films", de prolonger le cinéma
et son histoire, mais d'établir un espace de pratique avec les moyens
du cinéma.
Les
films produits de cette façon sont donc de fait inscrits dans des
catégories viles du cinéma :
bande annonce, films d'actualités, films publicitaires.
Une
bande annonce de 2006 (bande annonce pour l'homme qui rit, 54', DV et super
8) se proposait d'explorer la nécessité de penser
la figure de l'Homme qui rit, son histoire, au regard de ma génération
(les trentenaires des années 2000).
Gwynplaine, défiguré par le pouvoir et ses assesseurs, le
visage mutilé en un rire obscène et dérisoire, saltimbanque,
croit accéder au pouvoir, et le transformer.
Accueilli par un sinistre éclat de rire, s'étant, pour accéder
au pouvoir, détourné de son amour -une jeune aveugle-, il
se suicide.
Si cette trajectoire parle de nous (comme possible communauté, ou
communauté inavouable), comme êtres défigurés
et toujours mis à mort par le pouvoir, comme êtres impuissants,
elle dit aussi qu'il y a un reste, quelque chose qui demeure malgré
tout (et malgré nous),
qui rend possible encore d'accepter les morts qui nous environnent, et le
ruinement permanent de ce monde.
Ce que le film publicitaire (qui rend public) veut chercher, c'est ce reste. Chanter des chants populaires dans une langue qui n'existe pas.
Ce qui existe du film publicitaire n'est que cette séquence de treize minutes(mini dv).
Codes couleur :
S.AC.R.E.
/ malastrada.film / Slow
Film Festival (Hongrie)/ Instants vidéos / Julien
Chollat Namy / Dojo cinema / AJC
/ association de quartier / realisateur invité
