L'AJC (Association des Jeunes Cinéastes)

AJC ! Atelier Jeunes Cinéastes est un atelier de production subventionné par la Communauté Française de Belgique. Créé en 1977 par un groupe de jeunes réalisateurs, sa façon d’envisager le cinéma n’a jamais cessé d’évoluer. Aujourd’hui, AJC ! produit une quinzaine de films NO BUDGET par an, principalement en vidéo. Grâce à son équipe de terrain, son Conseil d’Administration et aux équipements de tournage et de post-production, l’atelier offre la possibilité à des auteurs de tous les horizons, peu ou pas chevronnés de réaliser des documentaires, des essais poétiques, des fictions, des films expérimentaux ou intimistes.

Une idée, un projet de film peut se réaliser à l'AJC grâce à une infrastructure, du matériel et un important investissement humain. Sur chaque projet une flopée de collaborateurs, techniciens, opérateurs image, monteurs, ingénieurs du son, amis,…travaillent bénévolement.
L’atelier met à la disposition de chaque projet, en plus du matériel technique, un nombre de cassettes video, DAT, Beta SP,…ce qu’on appelle les consommables. Par contre, il n’y a pas d’argent, pas de sommes investies en cash.



Errance de Yuen
17' / mini-DV / 2005

Hong Kong, dans un intérieur décoré à l’ancienne, un vieil homme psalmodie tout en composant des gestes précis et incantatoires. Exercice de recomposition de l’espace qui se prolonge dans la ville elle-même : yeux mi-clos, insensible aux regards interrogateurs autour de lui, il avance doucement et les lignes de gratte-ciel s’inclinent à l’image. Devant des rouleaux de papier, il s’arme enfin d’une plume et se révèle à nous. Il est calligraphe.

Ce qui reste de Fanny Dal Magro
26' / DV-Cam / 2007

« Un jour, quand j’étais petite, j’ai demandé à ma grand-mère de me montrer des photos de mon grand-père et elle m’a répondu qu’elle n’avait pas gardé d’objets de quelqu’un qu’elle avait détesté » D’Henri je ne sais qu’une chose : il était alcoolique et violent. A 27 ans, je décide de demander à mon père qui il était. Par ce biais, j’essaie aussi de mieux connaître mon père. Mais le chemin est long et douloureux avant de réussir à dialoguer.


Face à ce qui se dérobe
de Vincent Pinckaers
30' / super 8 / 2005


Face à ce qui se dérobe a été tourné entre Bruxelles et Shanghai durant l’automne 2001, sur et aux alentours de la ligne de chemin fer transmongolienne. Entre précieuses rencontres et contextes fragiles, le film finit par se perdre dans le cœur populaire de Pékin qui disparaît au nom du nouveau Pékin voulu par les autorités afin d’accueillir les jeux olympiques de 2008.
Septembre 2001


Table Talk de Daniel Locus
Installation

" Poursuivant son entreprise de déconstruction d'une vision "unique" Daniel Locus propose ici une installation vidéo, dans laquelle deux personnages confrontés à des éclats de réalité, servent de catalyseurs à une remise en question des évidences."

Table talk
Ce terme générique couvre des champs d'expérimentations et de pratiques diverses: photos, vidéo, installation, performance culinaire, le tout centré sur le rapport à la nourriture, à sa symbolique, mais au delà de ce thème, dans "around oneself",
" histoire de paysage", ou "la tentation des formes" Daniel Locus interroge le regard, la perception de réalités incertaines.

la relation exacte entre les objets est sujette à de nombreuses erreurs

errement incoërcible de l'île

hauteur du regard non adaptée

le point fixe de l'horizon sans relation aucune avec le plan de travail

la forme même de l'objet est influée par les aberrations chromatiques largement répertoriées

la rétine et son diaphragme fomentent de séditieux rapports

le principe de perception visuelle vacille dans ce sens multiple, la vue établit un rapport anthopomorphique.

« Table talk » est une application de ces éléments de recherche qui laisse un rapport aléatoire perfectible s'établir entre les éléments perçus comme autant d'accidents.






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