Le S.A.C.R.E. / Film flamme
Le SACRE, ni Film flamme, ne sont des producteurs.
Pour autant ils se substituent parfois à ceux-là quand
ils sont défaillants et ne remplissent pas leur rôle.
Le SACRE appuie auprès d'eux la démarche des auteurs,
pour lesquels il mobilise les moyens techniques de Film flamme et du
Polygone étoilé. Mais il reste souhaitable que les auteurs
soutenus par le SACRE, continuent à entretenir des relations
directes avec les producteurs qui veulent s'engager sur leurs projets.
Le SACRE est une invitation collective à l'autonomie de réalisation,
comme à l'autonomie de diffusion. Il ne s'agit donc pas de faire
de la prestation de service audio-visuel (ni rien qui relève
"du service") mais d'être un centre de ressources engagé.
Pas de dogme, mais le désir impérieux de partager nos
tâtonnements et ce qu’il convient d’appeler nos certitudes,
dont celle-ci : le cinéma n’est rien sans la vie.


Besoin
de Rien Film collectif
Film flamme
13' / 16mm /
Film
collectif réalisé lors de la manifestation du 1er Mai
2006 par les membres de l'association Film flamme.
Percer la masse des manifestants. Dresser le portraits des vivants.
Oublier la hausse du pouvoir d'achat, d'ésperer que les ministres
iront en prison.
Nous n'avons pas besoin d'eux, nous n'avons besoin de rien.
"Orient,
Chapitre IV, Le rappel de la dette antérieure à la naissance"
de
Gaëlle Vu
Documentaire
poétique / 17' / Beta / 1992
Le commencement de l’itinéraire cinématographique
de la réalisatrice
“En quelques films sans compromis avec une détermination
radicale héritée d’une histoire d’amour et
de tragédie entre France et Viet Nam, Gaëlle Vu dessine
les lignes idéographiques de ce qu’elle appelle un langage
métis : le cinéma comme langue commune des peuples.”
Patrick Leboutte
Au bout de la ligne de
Aaron Sievers 10’ / 16mm / 2008
Au bout de la ligne est une superposition de récits, chahuté
par les vagues. Une vue du large de la rade de Marseille, un poisson
qu’on écaille, qu’on éviscère. Un geste
quotidien, un portrait de Marseille, ville portuaire, ville refuge,
où se rencontrent un Estaquen de famille espagnole, militant
du partit communiste Français et un allemand, apatride volontaire,
petit fils d’une guerre qui n’est pas terminée.
Cancer
de Jean-François
Neplaz
90' / 16 mm et vidéo / 1991
Voyage parmi des ruines.
Deux hommes dans un jardin avertissent du voyage. Un autre précise
plus loin : "Attrape le ou fout le camp". Un train des travailleurs
migrants
Tout commence à La Ciotat. Entre les rails poussent des herbes
folles où glissent des fantômes d'animaux sauvages. C'est
le site du chantier naval occupé par des ouvriers, en colère.
Ou parfois simplement songeurs. C’est Noël. Entre fer et
mer. Et puis la route. Vers l'intérieur. Les terres.
Chantier encore. "Une démolition constructive" dit
l'architecte. Dans le souvenir d'un navire mis au monde (à la
mer) on fait table rase du passé (c'est écrit) : passé
d'une tour d'habitation. Implosion. "Scène de guerre"
dit une femme qui en a "des frissons dans le jean's".
là, avant de reprendre la route, une usine. Une autre femme,
à la presse d'emboutissage, qui ne sait parler sans demander
ses mots au contremaître.
Puis l'Allemagne en l'absence du Mur...
La Pologne avec J. Robakovski, et des avions parqués aux voix
de corbeaux..
Les Pays Baltes... Tallinn où s'éssouffle le train d'une
révolution, frappé d'une étoile rouge...
Léningrad, aux ombres portées et mouvantes sur l'écran
blanc de la Baltique.
Infinie, gelée...
Kiyé
Simon Luang
Sensitive
15’ / 2008
Un film laotien que je suis en train de faire avec des images filmées
lors de mon précédent voyage au Laos.
Les offrandes musicales
29' / 2007
Quatre captations de vidéo légère faites au moyen
d'un appareil photo numérique tissent le portrait d'un pays,
le Laos, dans son rapport d'amour avec la musique.
C'est un journal intime d'un genre particulier : les sons remplaçant
les mots qui n'en finissent pas de manquer à l'auteur pour dire
d'où il vient.
Fragments
- Jours 8’ 28 / 2008
Film sans parole avec musique et en présence de la compositrice
- Music open store 8’34 / 2008
L'opus 4 des offrandes musicales
La
soupe et les nuages
de Gaëlle
Vu
15’
/ 1998
Documentaire poétique sonore réalisé avec les enfants
du quartier Belsunce dans le cadre de l'atelier de R. Paupert Borne
à La Compagnie.
Ciné-Lumière
Réalisations
collectives d'un groupe d'adolescent de la ville de La Ciotat
40' / 16 mm double
bande / 2004-2005
Beau
temps. Plongée sur la mer, de la terrasse du jardin botanique.
Il verse doucement jusqu’à la roche creusée, étrangement
organique des plages de Figuerolles. Les grillons se frottent les ailes.
La mer : un morceau de nature brute où les filles viennent mouiller
leurs Jean’s, se tordre les pieds et rigoler un bon coup. La baraque
foraine installée sur le parking clignote et babille de toute
sa camelotte.
Un ouvrier raconte l’histoire du chantier naval, sa fermeture
et les conséquences sur la jeune génération. «
Toutes ces cavales, si tout le monde travaillait il y en aurait pas.»
Le spectateur est dans la peau, voit par les yeux et entend par les
oreilles d’un extra-terrestre. Voyage au bout de l’étrange.
Deux frères jumeaux, attachés à la personnalité
des frères Lumière, recherchent les traces qu’ont
laissés dans la ville ces inventeurs du cinéma. Un train
passe.
« Figuerolle : Que du bonheur ! » déclament les hôtesses,
devant une plage nue comme un galet en avril. Un rien d’ironie,
de tristesse pointe derrière le sourire.
Questions sur la sexualité féminine, interview-éclair
d’un policier, course poursuite dans un Capharnaüm de matériel
de bureautique, cris de bêtes, un film « manifeste ».
Un horrible meurtre est commis dans l’assourdissant décor
du chantier naval. Sous la grue de 40 mètres de haut, le fantôme
va assouvir sa vengeance.
Ils sont embauchés sur le chantier naval avec Insertion-mer,
et évoquent leur vie avec humour.
« On est des délinquants, tu vois, on travaille seulement
le matin… »
Parodiant des sketchs de studio télévisuels, deux garçons
jouent les travelos naïfs en déambulant dans les rues en
robes légères.
Une héroïne, cachée sous les traits d’une jeune
fille ordinaire, possède des pouvoirs… dans ses chaussures
!
Un amoureux des romans de fantaisie nous guide dans les forêts
séculaires, où règnent les nains, les gnomes et
les sages.
De couplets impertinents en chœurs rythmés, des filles des
Iles nous font danser les oreilles, à l’envers, à
l’endroit et en travers.