|
|
Du
Jeudi 1er au Dimanche 4 Mai |
|
Cinéma
au travail/Travail au cinéma
Nous fêtons
des anniversaires, mais nous aimerions les fêter toutes les années
car le 1 mai c’est sûrement l’anniversaire de tous,
de tous.
Ne sommes nous pas tous travailleurs ? Travailleurs de nos vies ?
Cinéma au travail et travail au cinéma, c’est avant
tout la manifestation dans les rues qui ne nous appartiennent plus,
à l’heure où les villes se reconstruisent à
l’identique partout dans notre chère planète, où
dans notre chère ville la police tente de rattraper son retard
face aux quotas illégaux imposés aux préfectures.
Non, les enfants de mai 68 ne rêvent pas, est ce que leurs parents
rêvaient eux ? est ce que leurs parents rêvent encore ?
Peut-être que depuis longtemps les illusions des définitions
n’existent plus, la révolution n’a pas eu lieu. L’existence
de nos imaginaires a un prix cher à payer celui de la confrontation
perpétuelle avec la loi. Les lois du désespoir étatique,
les lois européennes de l’AGCS. Le fonctionnement de société
sociale est bel et bien mort, tout est maintenant vendu.
Quand il ne reste plus que les armes à la main d’un état,
quand il ne reste plus rien dans les poches, reste t’il quelque
chose à perdre ?
Le vent souffle dans le
dos, et chaque jour, nous faisons des petits pas en regardant à
l’horizon, loin là bas où nous savons qu’ils
existent des frères et des sœurs, des pères et des
mères.
Le vent souffle dans le dos et au quotidien, nous ouvrons la porte de
notre lieu pour discuter avec nos voisins. Ici, sans besoin de rien,
car nous avons déjà tout, nous avons tout à construire,
nous avons une petite place pour partager, où bataillant nous
travaillons à créer de l’imaginaire, a faire vivre
notre imaginaire, à respirer, à sentir la liberté.

Le Polygone étoilé est notre bateau, celui qui nous permet
de partager, de recevoir. Il vibre des cœurs de ses passagers et
parfois ils sont nombreux. Et plus la salle est pleine plus il tremble,
il vacille, il avance. Le Polygone est notre outil de toutes pièces
fabriqué, un outil qui nous aide à vivre notre existence,
celle qui passe par les films.
Dans le travail, nous n’avons pas de règles, nous n’avons
pas de lois, nous sommes ensemble, avec des responsabilités,
nous fonctionnons avec les rapports humains, les hauts et les bas de
chacun.
Dans nos projets, nous cherchons l’autonomie, celle du chemin
de chacun, et d’ouvrir des possibles.
« Travailler » a créer un lieu, où chacun
se sente libre de dire, « travailler » la nuit à
monter un film.
« Travailler » à faire revivre des films, «
travailler » à en faire naître.
« Travailler » à ce que les gens les voient, «
travailler » a dire comme on le pense, « travailler »
à vivre.
Pourrions nous dire lutter pour vivre ?
Lutter contre vent et marée, contre les illusions des représentations
majoritaires, pour qu’on puisse se reconnaître.
Alors y a t’il meilleur occasion que celle d’un anniversaire
pour se rendre compte que nous sommes tous naît le même
jour, et que nous voguons vers la mise en discussion des nos différences.
Quelle meilleur occasion qu’un anniversaire en mai, pour échanger
sur nos utopies en construction et se laisser porter par les vagues
, celle que peuvent nous remettre en mémoire nos aînés,
par celles des combats qui nous animent….

Retrouvailles de Paul Carpita et René Vautier au Polygone Etoilé
|