curry Haiku le plus long de Belgique
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Posté le: Mer 18 Mar , 2009 9:20 Sujet du message: a la recherche d'"artistes modestes" |
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Hello j'ai reçu ceci qui rentre dans le cadre d'une discute sur l'art populaire. Comme je suis au four et au moulin et non encore au petits fours et au vernissage, je n'ai pas beaucoup de temps à consacrer au forum, désolé. mais comme je suis un comique , je ne peux m'empêcher de rigoler un peu.
Donc j'espère que je vous ferai au moins sourire et que ça vous donnera de la pêche pour retrousser vos manches afin de ne pas les empêtrer dans vos Steinbeck, pardon vos Altlas ( tout un monde)
mirabelle
A LA RECHERCHE D'"ARTISTES MODESTES"
Bonjour
Je travaille sur un film documentaire pour arte sur l'art modeste.
Pour ce film dont le tournage a déjà commencé, je suis à la recherche d'artistes
modestes modernes qui rendent la vie d'aujourd'hui plus belle et moins uniforme "en
résistant, à leur manière, à la mondialisation d'une culture portée par les mass
médias et leurs entreprise affiliées" (dixit le réalisateur).
Pour mémo, l’art modeste fuit constamment une définition précise, il est proche de
l'art populaire, de l'art brut, de l'art primitif, mais ne s'y épuise ni ne s'y
confond. Il est composé de produits manufacturés, telles les figurines
publicitaires, les tours Eiffel en plastique, et de produits uniques comme les
enseignes peintes, ces créations sont pour la plupart sans grande valeur marchande,
mais à forte plus-value émotionnelle. L'artiste modeste ne cherche pas à faire une
oeuvre mais toujours à se faire plaisir. Il est autodidacte. Certains artistes
modestes aiment la profusion. Leur travail prolifère alors dans leur salon, leur
jardin, leur terrasse faisant le bonheur des passants ou sur le web pour le plaisir
des internautes.
Donc si vous connaissez des artistes modestes et modernes, des personnes qui
sculptent les chewings collés sur le bitume londonien, qui ont imaginent des blogs
délirants, qui peignent chaque semelle des chaussures qu'il répare ( un cordonnier
belge), qui, en famille, partent faire du land-art le dimanche ou je ne sais quoi
d'autres de créatif et d'artistique, contactez- moi
Toute idée et pensée furtive sont les bienvenues.
Mirabelle On dit que l'art modeste tient son appellation d'une fillette sortant du
musée d'art moderne de Paris en 1998 qui aurait demandé "si elle pourrait revenir au
musée d'art modeste" ! et sachez que L'art modeste a son musée (le MIAM à Sète) et
son "Père fondateur” (Hervé di Rosa) dont voici sa typographie des arts modestes :
Bonjour,
Phil m'a envoyé votre demande et c'était étrange parce que je venais de publier ceci, accompagné d'un extrait d'un film de Charles Chaplin, dit Charlot :
à cette époque difficile, il y avait de vifs contradicteurs qui ont laissé derrière eux quelque chose de puissant. Aujourd'hui je me demande quel en serait l'équivalent en "arts" et dans l'action sociale qui à mon sens est ce qui génère et régénère la culture. Les artistes ( j'allais dire les altruistes, mais j'aurai vexé bien des copains) sont des catalyseurs, des éponges, et pour cela ils rendent public les choses comme des espèces de hérault, mais lorsqu'ils se targuent d'originalité , de concept, ils sont habités par le nouvel esprit du capital, personnellement j'en ai rien à F... Avant de se pré-occuper de droits d'hauteurs (on est d'accord, il faut bien vivre, ça s'arrête là, c'est pragmatique) il est essentiel pour l'artiste de chercher à améliorer son travail. Aujourd'hui j'en vois tellement qui se préoccupent plus de statut social que de ce qu'ils font. Il y a le mythe de celui qui comme Chaplin arrive pauvre et découvre l'AMERIQUE
c'est quoi notre AMERIQUE aujourd'hui
Effectivement je pense que l'art à voulu quitter le musée au dix-neuvième siècle et que depuis les années 80 , les années yuppies, nous assistons à un drôle de phénomène, amorçé par les années d'après guerre, le bee bop, l'art pop, le rock, les lofts industriels friches récupérées qui sont réinvesties par les artistes ( plus value) qui deviennent quartiers prisés, reprises très vite par le marché ( toujours plus value): c'est le musée qui rejoint la rue. C'est aussi le nouvel esprit du capital. Moderne, jeune, sexy. Valeurs jadis révolutionnaires réinjectées à la sauce réactionnaire.
A quelques uns, nous pratiquons un "cinéma pauvre", un cinéma bout de ficelles, mais je ne pense pas que nous nous définissons comme modestes. Simplement nous refusons l'industrie, le spectacle, et sommes empêtrés dans bien des contradictions. Mais nous sommes en plein dans ces questions là, particulièrement dans le domaine du cinéma où éviter l'institution et l'industrie n'est pas chose aisée.La question de la production dans le sens marxiste est incontournable. Le kitsh, l'art pauvre , arte povera, sont entrés de plein pieds dans cette valorisation, marchande elle aussi , alors nous qu'allons nous faire pour y résister, alors que l'on voit autour de nous que bien des camarades artistes sont en fait des scouts du capital, ne fusse que malgré eux. C'est quoi notre Amérique aujourd'hui?
Je ne sais pas si ces questions vous aiderons un peu, pas du tout , passionnément,...
Bien à vous,
christophe vancollie
Ps : si vos Egos se sentent très très modestes rien ne vous empêche de contacter cette personne pour parler de vous, de votre sentiment sur le monde, sur l'art , la société, ....
houps, pardon je suis sarcastique. je file tout droit vogue le navire vers les Sargasses... |
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