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Le PolyForum Etoilé Discussions autour du Polygone, de Film Flamme et du SACRe
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Nespole Archipel du Frioul

Inscrit le: 16 Juin 2007 Messages: 63 Localisation: Marseille
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Posté le: Lun 13 Oct , 2008 16:57 Sujet du message: On fait comment, on va ou, qui fait quoi ? Et autres bidules |
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Nous avons déjà des échanges, partenariats et collaborations internationales depuis plusieurs années avec des complices et amis d'outre Lacydon... Nous soutenons ou co-produisons ou produisons même des films, d'auteurs très indépendants, dans différents pays en plus des notres...
Il s'agit maintenant de donner à cette pratique de notre quotidien une audience à la hauteur de sa richesse...
Il s'agit de passer à une phase pratique, trans-nationale, trans-culturelle, trans-politiques, etc... qui offre des outils de création à ces auteurs qui souhaitent installer cette collaboration dans la durée.
Bref, ce collectif informel (Cet agrégat granitique) nous voulons l'officialiser un peu et lui offrir de nouveaux horizons de rencontre, d'échange, de diffusion... le mettre en travail.
D'ici la Semaine asymétrique nous proposerons et partagerons des idées de partenariats entre structures ou avec des individus, pour que chacun puisse participer du "pot commun" avec sa propre réalité.
Le principe de base est celui-là :
"De chacun selon sa capacité à chacun selon ses besoins"
Il n'est pas nécessaire de préciser que les besoins actuels des banquiers, assez considérables, n'entrent pas en considération. _________________ Jean-François Neplaz (cinéaste) |
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caro
Inscrit le: 09 Déc 2008 Messages: 3
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Posté le: Mar 09 Déc , 2008 19:00 Sujet du message: le 27 novembre a eu lieu au polygone étoilé une discussion, |
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la voici:
Là où le Centre International de Création Cinématographique et Digitale
est aussi
la
Cartographie
Idéelle d'une
Constellation
Cinématographique
et
Digitale
Jean-François Neplaz : Il nous a fallu plusieurs années de rencontre avant qu'il y aient des collaborations concrètes, des projets qui se montent ensemble entre l'Italie et nous, et c'est inévitable. Il n'y a pas besoin de forcer les choses, tous les partenariats ne se feront pas à la même vitesse, ni de la même façon.
Il faut faire attention à cela, par exemple, quand on parle d'inventaire technique, tout le monde sait qu'on travaille sur support film, après on peut rentrer plus dans le détail sur certaines orientations qu'on prends, par exemple autour du montage virtuel et du choix de l'installation du logiciel Final Cut qui nous permet de dialoguer avec d'autres monteurs pour des échanges de procédures. C'est dans l'idée qu'un montage en cours ici peut être visionné par quelqu'un d'autre ailleurs. Un envoi de fichier nous permet de discuter du montage et de la technique, par exemple de comment sont organisés les fichiers, parce que nous utilisons les mêmes machines.
En amont, il y a la volonté de travailler le montage à plusieurs têtes -qui est le contraire de se mettre dans sa chambre devant son ordinateur- et c'est cette orientation-là qui détermine des choix techniques, c'est d'abord le désir de partager le montage, le plus en amont possible. On peut imaginer ça avec Raphaëlle Paupert-Borne qui travaille le montage à Rome avec Dennis pour maintenir un dialogue qu'on avait avec Raphaëlle et qui nous manque un peu... Ou travailler avec un musicien qui vit dans un autre pays... Bon, après on parle technique mais d'abord il faut savoir qui fait quoi.
Julie Ramaïoli: J'ai l'impression que chacun dans ce qu'il fait – les gens avec qui il travaille et le domaine dans lequel il se trouve - peut avoir une idée assez claire, déjà maintenant, de son désir de ce qu'il peut porter avec ses propres capacités. Là où moi je trouve que cette proposition qu'on veut à la fois concrète et assez informelle du fait qu'on soit tous un peu à des endroits différents, est intéressante c'est parce qu'il y a le désir de personne en particulier qui va amener un désir de collectif après. Peut-être avec des affinités particulières mais là où c'est chacun qui s'approprie sa propre façon de porter les choses. Dans le travail qu'on mène avec l'Italie, la seule façon pour que ça marche vraiment c'est qu'à un moment donné je dise, “j'ai le désir de faire ça parce que c'est ce qui me plaît et je le mène comme j'ai envie de le mener et j'en parle comme j'ai envie d'en parler”, c'est comme ça que les choses avancent.
Graeme Thomson : C'est pour ça que chacun de nous de ce réseau doit ajouter à sa liste de son matériel technique, une liste d'intérêts de recherches liés à son identité, à son histoire, à sa singularité. Cela parce qu'on peut trouver des outils techniques dans un centre de recherche mais pas avec le même esprit, donc c'est aussi avoir dans cette liste une idée assez précise - pas trop non plus pour ne pas restreindre l'ouverture - d'une ligne d'intérêt des gens qui travaillent là, basée sur leur histoire et sur leurs expériences et trouver, à un niveau conceptuel, un lieu meilleur pour travailler dans ce sens-là, pour avoir une harmonie avec les autres.
Chaque projet a sa spécificité et surtout quand on pense à une ouverture expérimentale de lignes de recherches qui sont nouvelles, qui doivent êtres expliquées, qui doivent trouver leurs points de repères avec ce qui existe déjà. C'est-à-dire que je peut regarder un site et me dire cette résidence m'intéresse parce que la ligne de recherche est assez claire et je vois que je peux travailler avec cette structure-là et peut-être dans un mode d'échange mineur. Il faut aussi poser la question de l'échelle des collaborations, on a peut-être besoin d'un échange fort ou peut-être besoin d'autre chose. On peut créer une espèce de cartographie personnelle de ce qui peut être utile au niveau conceptuel, au niveau technique et c'est aussi une question de poids sur le Centre même. Je peux avoir besoin d'une toute petite chose que je ne peux trouver que là parce qu'il y a une spécialisation technique, un outil particulier et ça ne représente pas un poids trop lourd pour le Centre... Cela pose la question de l'excès de la demande, on peut être très spécifique dans ce que l'on a besoin et définir cette ligne de recherche peut éviter les malentendus.
Idée et proposition de décrire ensemble des lignes d'erres
sur une nappe (en tissu pour commencer, puis sonore, sous-terraine..
mais pas trop, en tout cas en-deçà des moments, des lieux, des personnes présentes, pour un territoire un mouvement...
Niccolò Manzolini : Il faut que je dise quelquechose en rapport à l'expérience menée à IpotesiCinema. Une chose, c'est de pouvoir mener un projet avec d'autres personnes et de pouvoir disposer de moyens économiques, ce sont des choses nécessaires et précieuses pour ton travail. A Bologne, au sein d'IpotesiCinema il y a souvent des difficultés à comprendre la situation dans laquelle tu te trouves, et si tu n'as pas de moyens économiques et techniques, tu dois faire le film avec ce que tu as et bon, la structure IpostesiCinema peut s'occuper de la diffusion de ton travail.
C'est une question que je pose qui ne conteste pas le fait que je pense qu'effectivement des collaborations naturelles pourront se mettre en place...
Allessandro Gagliardo : Je ne pense pas qu'on doivent programmer ce que va devenir le CICCD, JFN dit qu'il y a déjà beaucoup de projets pilotes et de collaborations, et cela est annoncé dans le site du SACRE et de la Malastrada... Quand je pense au CICCD, je pense surtout à une structure qui me permet de savoir quelles peuvent être les possibilités par rapport à de nouveaux projets que nous avons. Je connais le Polygone, je sais aussi maintenant qu'il y a Christophe et l'AJC à Bruxelles et quand je parle de ça ce n'est pas le plan d'action qui me préoccupe. Pour les questions financières, nous n'avons jamais fait de dossier... mais si je pense à en déposer un en Italie, l'idéal est d'avoir une structure internationale comme le CICCD pour m'aider à faire partie d'un contexte plus large, d'avoir des partenaires et de pouvoir bénéficier d'un renfort pour les projets à venir.
Nicolas Gerber : Ce que je trouve intéressant dans ce centre, en rapport à la création, c'est de rendre visible un état de la création. Le CICCD en tant que Centre International de Création Cinématographique et Digitale est comme un manifeste, cela revient à dire, “qu'est ce qui se fait en création là et là même si chacun est autonome et singulier dans sa démarche”, c'est ça qui peut m'intéresser dans l'idée de ce Centre, on peut être différent et s'engueuler mais par contre on sait qu'on es en train de travailler à quelquechose alors autant rendre visible cette chose-là, c'est ça qui ouvre plutôt que de montrer des choses finies ou produites, ça, chaque structure le fait déjà.
Graeme : Par rapport que tu apportes, c'est vrai qu'il y a beaucoup de boites de production où des choses sont en élaboration mais pour lesquelles on ne sait rien, donc ici c'est aussi l'idée de documenter ce processus, et c'est ce que nous recherchons avec le cinéma autonome aussi.
Julie : Il y a quelquechose qui me touche beaucoup, c'est pas qu'une question de cinéma, ça l'est puisque c'est notre parcours de vie mais moi j'ai toujours l'impression d'être à la limite du pays en guerre et sentir que dans différents pays des gens sont capables de s'entendre, même si les affinités sont différentes et que chacun a sa manière d'exister ensemble de façon dispersée... Pour moi, à ce moment-là de notre actualité c'est quelquechose de très fort humainement qui me donne depuis hier beaucoup de désir et d'énergie et d'envie. Cette vision des choses c'est quelquechose qui nous manque essentiellement, c'est déjà porteur pour moi maintenant.
Kiyé Simon Luang : On se donne quand même la possibilité que ça soit un gros bordel et je pense qu'il ne faut pas exclure les malentendus qui sont des moments de débats intenses, et peut-être même on pourrait profiter de la présence physique de tout le monde pour chauffer au corps...
La difficulté évidente est que le moment où on es là ensemble est éphémère et après c'est même pas une histoire de malentendu c'est que l'on ne s'entend plus, c'est qu'on es loin, qu'est-ce qu'on gardera pour garder le lien?
Une liste de matériel, un manifeste... mais ce sont des choses encore cadrées.
Mais par contre, écrire, c'est une chose bête pour rester en contact.
Nicolas : L'idée de réunion, comme cette semaine asymétrique c'est obligatoire si tu veux continuer et pas forcément dans un lieu unique, c'est ce qui fait qu'il existe un lien et quelquechose qui se construit sur le temps.
KSL: A Vladivostok ou à Bruxelles... cette fois on va arriver avec le sujet déjà et ce sera un petit peu... là on es en travail même si on es pas venu seulement pour ça et peut-être l'idée ça serait de saisir toutes les occasions possibles pour se retrouver et faire le point sur le CICCD, enfin pas seulement faire le point mais travailler à la question.
Gaëlle Vu : Christophe parlait de la fête de l'AJC pour que l'on voit s'il est possible de passer à ce moment-là, il y a aussi la Semaine Asymétrique organisé en partenariat avec la Villa Médicis à Rome, la Malastrada propose un autre lieu de diffusion pour que cela soit encore un point de rencontre.
Evidemment ça passe par des points de connaissance dans chaque endroit où il faut faire connaissance avec les autres personnes qui sont la constellation de chaque endroit et ça c'est très important.
JFN : Mettons quelquechose dans la rencontre! C'est quand même la vitalité et la dynamique de ces rencontres qui fera que quelque structure ou réseau qui soit participera de tout cela.
Qu'est-ce qu'on fait pour que quelquechose de ce que nous avons mis en pratique ici nous tous en quelques années... Comment faire pour que cette chose existe même si c'est sous une forme différente. Dans le cas de la Semaine Asymétrique à Rome, comment faire pour que ça ait une pertinence pour nous en idée, quelle soit le prolongement et à la fois la transformation de ce mouvement d'idée. Tout le reste n'a pas de valeur, c'est parce qu'il y aura une transformation, un rebondissement, quelque chose de nouveau et qu'à la fois on perpétue, qu'on aura un intérêt, c'est pas pour diffuser des films. On s'en fiche de diffuser des films si il n'y a rien autour pour nous. C'est pour ça qu'on es bien avec Boris, c'est parce qu'il fait de la diffusion des films la continuité du cinéma, ou comme le porte Grame et Sylivia, pour eux, la rencotre est encore en amont avec le film, par l'écriture et la mise en espace, ce sont ces deux extrèmités-là qu'on porte dans la rencontre et je crois que c'est assez précieux.
Eric Pauporté : La réflexion d'hier avec les premiers films d'enfants, là c'est cette dynamique en plein, c'est ça avant tout, il y a dans ces films et dans votre travail avec eux, l'énergie de s'attraper un outil et de jouer avec ce qu'on es dans sa vie. Un enfant c'est ça qu'il fait, c'est le sérieux dont tu parlais quand tu racontes que ces enfants filment sur le terrain de foot un instant de vie et qu'à un moment ils se disent : “Vas-y, sers toi-en et fais quelquechose”. C'est ce moment-là qui fait la force d'un festival ou d'une rencontre, qui recentre et remet à sa place.
Graeme : Pour la semaine asymétrique à Rome en mars, il faudrait déjà faire une synthèse, un outil à préssnter, à apporter, à donner aux gens qui est vraiment pratique, et je pense à un truc -parce qu'il faut voler les idées là où on les trouve-, à un collectif d'artistes en Angleterre qui s'appelle Suppport Structure http://www.supportstructure.org/ . Leur truc c'est de faire des outils pour des gens pour qui ils savent qu'ils se trouvent dans une certaine situation. Je pense à la cartographie qu'on a pensé ici, on a parlé tout de suite d'Internet mais je crois que ça peut être vraiment utile de produire des cartes... Une chose dont je me rapelle de Suppport Structure, c'est une documentation de la rencontre, pas une archive. C'était une carte à double-face. Sur la carte il y avait des mots-clés des discussions qu'on a eues, dans ce cas-là c'était des idées présentées par des gens dans un campus universitaire, c'était autour de la question de l'histoire de l'université, de son architecture, il y vait des balades, des mots, des phrases de ces conversations , et de l'autre face c'était la transcription entière de ces conversations à la base de ces mots-clés. C'est quelquechose de ludique mais en même temps très utile. Voir une carte, et voir aussi ce que les gens ont dit de chauqe élément, c'est très lisible conceptuellement.
Christophe Van Collie : Il faut que tout le monde puisse l'alimenter
Graeme : oui, ce sont des synthèses périodiques, une première carte, puis une deuxième, une troisième jusqu'à un moment où on a sensibilisé un certain nombre de gens à ce qui es là et après on commence aussi à travailler en temps réel avec Internet ou..., je crois que les choses concrètes sont très très importantes.
Christophe : Oui, moi aussi
Gaëlle : Tu fais des propositions, pour faire avec ce qui s'est passé là et moi je pense que c'est vachement important, parce que pour nous aussi c'est faire une trace concrète avec laquelle on se dise qu'on peut aller.
Christophe : Commencer par mettre les premières pierres
KSL : Justement la nécessité de cet objet concret de cette cartographie c'est sa poésie parce qu'on la voit ta carte et on la rêve aussi, on va l'habiter.
JFN : Je sens que ça va s'enrichir et que ça va avancer mais là, je voulais en venir à un point concernant une question posée par Dennis hier et que nous n'avons pas évoqué dans le détail. Il y a des individus et il y a des structures dans notre mouvement, notre turbulence, qu'est-ce qu'on fais de ça, comment ça se déploie, comment ça coexiste?
Nicolas Gerber : La structure est importante pour pas qu'il y ait de malentendus, en rapport aux affinités... J'ai l'impression que la structure est plus objective que l'individu... ça n'empêche pas la discussion...
JFN : ...je ne parle pas du CICCD mais bien des structures qui la composent.
Nicolas : Oui, je ne parle pas en tant qu'individu, quand je parle je pense à notre structure.
Christophe : Moi je pense qu'il y a vraiment un trait commun, c'est cette envie de partager et donc de montrer des films et comme il n'y a pas de sélection il y a déjà quelquechsoe qui nous réunit, c'est à la fois paradoxal parce que ça nous structure mais dans quelquechose de très libre. A la fois mettre quelquechose de concret et à la fois de l'ouverture. Je pense que c'est un très bon point de départ. Mon expérience à Vox où il y a beaucoup d'individus qui viennent et qui repartent aussitôt parce que le désir de partage est assez diffus... A partir du moment où le désir de partager, de montrer est fondateur, j'ai l'impression que ça évite de se déliter... ça permet aussi pour les uns de travailler dans une structure, pour les autres de travailler en solo et après d'arriver vers le groupe.
Gaëlle : Oui, mais en pratique, je pense à Boris par exemple qui a une telle pratique d'auteur qu'il n'est pas inféodé à quelque structure que ce soit et c'est très intéressant pour nous cette position là.
Christophe : En venant montrer son film à la semaine asymétrique, Boris rejoint quelquepart la structure.
Gaëlle : J'aimerai bien savoir où, quoi, enfin pour lui qu'est ce que c'est
Boris Lehman : Des cinéastes qui ont envie de faire des films... Tout part de là, on doit bien trouver les moyens pour les faire... Si je fais un flash-back sur l'AJC parce que je suis un des fondateurs de l'AJC, même si je n'ai plus rien à voir avec ça, ça s'est fondé sur le troc. C'est-à-dire, si on a besoin d'une caméra, ben on va chercher quelqu'un qui a une caméra, on a besoin d'un lieu, on trouve le lieu, dons c'est un échange sans argent, c'est un autre système, mais bon est-ce que c'est encore viable aujourd'hui je n'en sais rien... Alors c'est très bien parce que je vois qu'en bas il y a une table 16 alors si la mienne est en panne je sais que je peux venir ici continuer mon montage alors c'est quand même important d'avoir un réseau de matériel, de lieu, de personne, je crois que ça se résume à ça. Pour garder les liens on fait des semaines asymétriques, des festivals et on se déplace d'un lieu à un autre, ça me paraît assez simple.
Gaëlle : Il y a quelquechose d'important que tu dis et qu'on avait pas dit jusque là c'est « sans argent », par le troc et il y a là quelquechose dans les champs où on es qui sont très investis par l'économie, par des notions de gestion... et on doit aussi affirmer par des notions aussi simple que le troc.
Nicolas : Pour moi à partir de là la discussion peut durer des heures parce que pour moi le troc c'est plus viable
Boris : mais je continue à faire des films, je fais des films sans argent.
Nicolas : je suis d'accord avec “sans argent” mais le troc...
Boris : Je dois trouver de la pellicule, je la trouve chez Fuji, je dois trouver une caméra, je dois trouver un laboratoire...
JFN : Là où j'entends ce qu'il dit et où je vois la rectification que tu fais c'est - les films existent mais où est la base?- Hier, Boris voulait tourner quelquechose, il a pas déplacé la caméra elle est là, le magnétophone est là et même la pellicule est au frigo. Le soir Wei Mei avait besoin d'une pelloche, on pouvait très bien récupérer celle de Boris. C'est pas un troc où on mesure les modalités d'échange, c'est “j'ai besoin de ça tu me donnes ça et on l'aurait pas trouver là on l'aurait trouvé ailleurs.” Il n'y a pas échange économique, il y a échange de besoin, ça relève du mot solidarité. Jean-Pierre Beauviala qui va venir demain nous a prêté la caméra Pénélope, 35mm, cinémascope et en même temps il a ouvert son frigo, il a dit tiens c'est le film que je devais faire que je vais pas faire... C'est quelquechose de l'héritage, de la transmission et de la solidarité.
On es pas dans l'équilibre des poids et des mesures, c'est dans quelquechose qui relève de l'affectif et du bonheur de dire à quelqu'un, à Wei Mei qui repart en Chine, prends cette boite, fais quelquechose avec cette boite.
Allessandro : Par rapport à la structure et à l'individu, aussi à « sans argent » et à toutes les autres choses... par exemple nous sommes en train de créer pour entrer dans la map, une autre map avec le festival de Sulmona http://www.sulmonacinema.it/ pour l'année prochaine, ainsi, nous sommes en train de parler avec beaucoup de cinéastes en Italie et bon si tu veux être dans cette map, “où il y a l'adresse; le téléphone, l'e-mail parce que c'est aussi important la mobilité!” Si tu vas à Turin, tu ne peux pas prendre une chambre... Cette map se crée avec le festival de Sulmona simplement avec l'adresse des autres cinéastes pour permettre de voyager et de passer quelques jours dans une ville sans rien payer parce que c'est un plaisir de solidarité. Je crois que dans le CICCD, cet esprit est très vif. Nous sommes en train de faire ça en Italie, il y a des points qui passent par Turin, Rome, Bologne et …, c'est pas beaucoup mais pour ce que ça rapporte à l'individu et c'est important si quelqu'un a quelquechose à mettre, une sorte de clandestinité avec les adresses -rires-...
Christophe : J'héberge des amis musiciens japonais et j'aime beaucoup leur manière de fonctionner dans le milieu de la musique parce que justement il y a des individus, il y a des collectifs et ils arrivent toujours à se retrouver parce qu'il ont le plaisir de jouer et moi c'est ça secrètement, c'est ce plaisir de jouer
et, peut-être pas de travailler ensemble, qui me motive. Après, on joue sérieusement, mais j'ai cette image des musiciens qui se rencontrent et jouent ensemble...
Graeme : Quand on fais une rencontre, on reconstruit un autre lieu, avec le cinéma c'est plus difficile parce qu'on doit penser la durée et c'est autre chose, évidemment ça peut ouvrir la place à une autre forme de cinéma, aux formes de collaborations qui sont liées à ce type d'expérience, c'est autre chose mais c'est une autre ouverture... Ca peut être la première étape pour des processus plus longs...
Sylvia Maglioni : Mais aussi expérimenter avec le lieu de projection, au-delà de la salle, faire une projection sur la route, dans une ville que tu aimes, ou une guérilla-festival improvisée pendant la nuit sur le bord de la rivière, je ne sais pas, c'est dans l'idée d'aller au-delà de la salle, la salle est partout.
Graeme : En tout cas je trouve que ce qu'a dit alessandro est très important aussi parce qu'on ne parle plus au niveau de l'individu, car si un cinéaste se fait héberger dans une ville ce ne sont pas deux individus mais deux monde qui se rencontrent et ça c'est le commencement d'autres collaborations et d'échange des idées, c'est comme un échange parce que chacun a déjà une cartographie dedans, qui va dans tous les sens...
Christophe : C'est pour ça que je parle de la notion de jeu et de plaisir parce que c'est absolument l'inverse que tu trouves dans l'institution. L'institution c'est l'effort, c'est rentre dans les rails, dans les discours, avant le plaisir de filmer, de rencontrer... en fait ça dit exactement le contraire de... Enfin... je m'éloigne là...
Gaëlle : Jean-François et Julien doivent partir...
JFN : On a une réunion avec nos institutions, c'était pas prévu comme ça....
27 novembre 2008, Polygone étoilé, Marseille |
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curry Haiku le plus long de Belgique
Inscrit le: 12 Déc 2007 Messages: 44
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Posté le: Mar 21 Juil , 2009 10:51 Sujet du message: troc |
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c'est troublant de parler de troc et de venir ce faire coloniser par des firmes commerciales cela montre la violence des rapports de force; l'indecence du marche et des marchands avant de bien faire du troc il faut parfois balayer devant sa porte parce que les sirenes du marche sont tres tres fortes
On doit; a mon sens affirmer une forme d'economie car si on ne le fait pas on se retrouve toujours dans la posture de celui qui la subit
C'est quelque chose de pas tres sexy en apparence qui a disparu apres les annees 70 dissous dans les 8O ; dans le petrole; les strass; le stress; la peur ; la guerre; le papier glace; les infos glacantes;
Le tour de force de nos annees c'est d'avoir pu associer l'institution reactionnaire,frileuse avec une fronde liberale inconsciente liberticide en meme temps qu'elle prone la liberte nous envoie a la plage et nous diverti c'est a dire fait diversion
il faut affirmer notre utopie a rebours de cela seule solution pour echapper au marche
Les Diggers l'avaient bien compris lorsqu'ils ont vu le mouvement hippie se deliter dans le spectaculaire; leur distribution de bouffe gratuite; leur lutte contre la propriete recupere par un marche de l'immobilier et la creation de faux free shop essayez de remettre en question la propriete privee aujourd'hui vous verrez c'est comique
christophe |
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don6AF6 Invité
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Posté le: Dim 14 Mar , 2010 5:53 Sujet du message: air max |
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curry Haiku le plus long de Belgique
Inscrit le: 12 Déc 2007 Messages: 44
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Posté le: Mer 17 Mar , 2010 12:05 Sujet du message: qu'est ce que je disais déjà |
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| it's funny, non? |
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