Fenêtres sur la Joliette

En juillet 2024, le Polygone étoilé a ouvert grand ses portes aux enfants, aux jeunes et aux familles du quartier. Ateliers de cinéma, de peinture, de bruitage, de son (et de foot :-), un grand repas partagé, une projection organisée par une maman de Petitapeti, des projections pour les enfants avec d’énormes goûters… pour célébrer la création cinématographique à tout âge. Les caméras ont tourné de main en main, les pinceaux ont inventé les histoires, les micros se sont promenés à l’écoute de la ville… il y a même eu des feux d’artifice !

Cinq courts métrages ont été réalisés : 4 films en pellicule 16mm avec les plus jeunes et 1 film en numérique avec les jeunes du quartier. Après les tournages de juillet, il y a eu bien sûr les mille rendez-vous au cours des montages, les tournages complémentaires et un joli travail de postproduction sonore. Pour finir, une restitution – salle comble ! – accompagnée d’une exposition des toiles au premier étage du Polygone et des photographies faites par les enfants dans le quartier, a eu lieu en octobre… Et on s’est promis de continuer l’an prochain !

FDM (FOOT DE MASSABO), 7′


L’équipe de foot de Massabo a besoin d’un joueur en plus pour le grand match à venir. Il y a bien Ahmed qui traîne en bas mais il ne sait pas jouer au foot. Amar, Marouane, Mourad, Mohammed et Samira tentent de le convaincre de rejoindre l’équipe. 

OÙ SONT NOS FEUX D’ARTIFICE ?, 23′


14 juillet 2024. Retour à Massabo. Le fournisseur des feux d’artifice s’est cassé la jambe. On commence le film quand même. Où est-ce qu’on va ? On reste au snack. Qu’est-ce qu’on veut célébrer ? Comment on se passe la caméra ? Tracer un chemin, suivre le destin. Et si on lève les yeux au ciel ?

Sélection 2025 FID Marseille

LA MER ET LE CHATEAU, 4′


Dans la mer, les poissons tournent en rond. Ils rencontrent un pêcheur et une grande baleine qui leur raconte des histoires. 

Pas loin sur une île, le guépard rôde autour du château abandonné. Qui, des renards ou des oiseaux, va réussir à l’habiter ?

LA MONTAGNE BLEU
ELECTRIQUE, 4′


Dans une montagne bleue vivent des enfants. La vie suit son cours : on cueille des fleurs, on se dispute, on mange des burgers lancés par l’hélicoptère qui passe au dessus. Mais Bun Bunzy, le grand monstre électrique, va sortir de sa tanière… 

LA PLANETE VERTE, 3’30


Une bulle arrive sur Marseille, elle contient un groupe d’enfants extraterrestres. Ils viennent d’une planète où tout est vert. En arrivant dans cette ville étrange, ils s’étonnent de ce qu’ils découvrent. Un chien ? Un enfant ? De l’argent ? Autre chose à manger qu’un brocoli ?

Propos recueillis par Margot Mecca lors de la projection d’Où sont nos feux d’artifices au FIDMarseille 2025

Le film respire le collectif, tant dans sa fabrication que dans le contexte qu’il explore : la jeunesse de la rue Joliette qui se prépare à fêter le 14 juillet. Comment s’est déroulée votre relation avec le quartier tout au long du processus de création ?

La relation entre nous c’est la fraternité. Depuis qu’on est bébé, c’est comme ça. On s’est toujours bien entendus, et maintenant qu’on a grandi, c’est encore mieux, il y a une connexion.

Dans le quartier, avec le Polygone étoilé, nous ne sommes pas les premiers à faire un film. Il y a déjà nos grands frères qui ont fait des films, et nos petits frères en font aussi. Certains d’entre nous ont déjà fait plusieurs films : quand on était petits, on sortait des imaginations très excentriques, on vendait des kinder bueno, on se déguisait. Maintenant on n’a pas les même pensées, pas la même mentalité, pas la même voix, pas la même taille, mais la caméra tourne encore.

La forme de filmer est très libre et résonne avec l’esprit insouciant et festif des jeunes. Pouvez-vous expliquer les idées et les principes qui ont guidé le tournage ?

Le principe qui a guidé le film c’était la bonne humeur. Il n’y avait pas d’idée au début, mais Matti et Nicola apportaient la caméra pour filmer. Après, l’ambiance entre nous et la présence de la caméra ont donné ce résultat : on ne voulait pas montrer des fumeurs de joints, parce que les enfants allaient regarder le film, et c’est une mauvaise image, c’est pas bon, et ça tue, et ça fait perdre de l’argent. Nous n’avons pas forcement une vie facile, il y a des hauts et des bas, mais pour ce film nous avons voulu montrer un moment joyeux. Le 14 juillet, c’est une fête nationale, nous en avons fait profiter les petits de la Joliette, c’est notre façon de fêter ça.

Le film se termine par une séquence dans laquelle les images filmées deviennent partie intégrante d’un concert, et le film se transforme en une véritable fête. Comment est née cette séquence finale ?

Ça s’est fait seul. On était dans la salle de cinéma du Polygone étoilé. On regardait les scènes qu’on avait filmé pour finir le film, pour voir s’il était bien fait, si on entendait bien le son. Et au final, ça nous a plu. Mamadou a pris le micro, on s’est levés et on a dansé devant les images.

ÉQUIPE

Un projet porté par : Clémence Arrivé Guezengar, Nicola Bergamaschi, Zoé Damez, Zoé Filloux, Béatrice Guyot, Judit Naranjo Ribo, Matthew Sutcliffe

DIFFUSION

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